dimanche 10 août 2008

Les villages en A

Me voilà à Tilkara, petit village indigène un peu plus au nord encore. La frontière bolivienne est à quelques heures de bus.
En quittant Salta, je me suis rendue vers Humahuaca, J'y ai rencontré Michel et Mariana, un francais et une argentine. Nous avons vadrouillé ensemble jusqu'à Iruya, le village du bout du monde, encerclé de montagnes. Palmira nous a acueilli dans son hotel, avec vue imprenable sur les massifs.
Michel avait une folle envie de soupe à l'oignon;c' est que la journée le soleil brûle mais le soir les températures peuvent descendre en dessous de 0, alors la soupe était bien venue. Palmira nous a prêté sa cuisine et nous avons mangé chez elle avec son mari marco et leur petite fille. Il y avait aussi un couple d argentins rencontrés en haut de la petite colline du village dans l'après midi.
Palmira et Marco son agriculteurs et on sacrifié une partie de leur maison pour faire hotel, afin de payer les études aux trois enfants partis à Salta.
Nous sommes ensuite aller à Tilkara et là, avec cette fois un couple de jeunes de Córdoba, nous sommes montés jusqu'à la gorge du diable. Un chemin désertique et dans les deux sens du therme car pas un pequin sur le site. Evidement on a tous pris des coups de soleil¡
Et puis tout le petit monde est partis pour d'autres horizons et j'ai passé une soirée de plus à Tilkara.
Quand je les ai accompagné au terminal pour prendre le bus, j'ai vu sur la route un bar resto qui disait : Vientos de Paris 21h30 alors j'y suis allée pour manger le soir.
Miguel m'a acceuilli sur le péron, c 'est le chef. Un grand patio et une salle gigantesque pour manger, un jardin immense et plusieurs petites dépendances. Ce fut le tout premier hôtel du village et Miguel en hérita de ses grands parents. Il m'invita à m'assoeir et demanda du vin pour partager. Miguel à la cinquantaine, parle francais et vit entre Charenton et Tilkara...Il est musicien et joue à Monmartre dans une crêperie et au Plumeau.
Il a transformé cet hôtel en resto bar concert que sa soeur tient quand il est en France.
Miguel à un ami francais ici, Rémy, peintre et proprio d'un grand domaine dans lequel il fait chambres d´hôtes pour "artistes" avec activités originales en tous genre.
Rémy est arrivé justement ensuite avec un couple d'amis de Lyon et leurs fils. Engagés alter mondialiste je leur ai parlé de la ferme de Vaqueros. Puis les musiciens sont arrivés.
Alors que le concert jouait, Miguel et Rémy m'ont raconté que Raymond Depardon était venu manger une fois ici, en effet lors d'une fête que Miguel avait oragnisé, un ami commun lui avait proposé de venir. Enchanté par les lieux et la région il avait dit que sa lui donnait des envies de fictions et qu'il reviendrait..Tant de points qui convergaient.
Puis le groupe (un guitariste bolivien , chantant à la fois et un charanguero(le chanrango est une petite guitare typique au son aigu et au 12 cordes) laissa place à Miguel au saxo, à la flûte de pan et à la kena (sorte de flûte).
Alors je fis la rencontre d'Eliceo, le charanguero. Moi qui veut apprendre cet instrument depuis si longtemps. Eliceo est originaire de Tilkara mais vit à buenos aires où il suit un cours de Folklore à l univ nationale de la capitale, ravie d'apprendre que ca existait.
De plus il est musicien pour la fameuse peña mensuelle de Caballito, le centre où nous faisons le documentaire...trop de coïncidences non?
Du coup échange de numéro toute la soirée avec ce monde qui finit un peu saoul car Miguel fait ouvrir des bouteilles alors que celles commencées ne sont pas encore terminées.
Une bonne ambiance on a même dansé la salsa.
Ce matin Pumamarca, petit bled avec la célèbre vue sur la montagne au 7 couleurs et rencontre coïncidence avec Manuela et son amoureux, connaissances de la capitale.
Me voilà désormais de retour sur Tilkara et demain je retourne vers Salta pour Vaqueros car j'ai demandé si je pouvais entrer dans le woof deux semaines. Olga et Yann ont accépté avec joie, un peu surpris de mon retour et de cet engouement que j'ai surement du cacher lors de ma journée la bas en leur compagnie.
Je dormirais dans la tente la première semaine car le couple de Belges ne part que vendredi, ensuite j'aurais mon lit dans le cabanon avec les zouaves de France.
La rentrée c est mardi mais ca ne me semble pas bien grave de rater les deux premier cours étant donné aussi le mal que m'a fait la ville ces derniers temps. Pas encore prête pour réafronter les contrariétés porteniennes...
Du coup c'est un peu comme si j'etais en vacances d'été, car il fait une chaleur et un soleil incroyable. Moi qui suis arrivée avec tous mes pulls sans m'être rendue compte que j'allais au tropique du Capricorne...
Les photos viendront à mon retour car je veux profiter au maximum de cette lumière réparatrice plutôt que de rester enfermée au cyber hein¡

bises

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Voica bien longtemps que je n'ai pas pris le temps de te lire...
hé oui quand on a plus internet c'est plus compliqué mais on oublie pas, surtout pas toi ptite fleur,
moi j'ai chngé de montagnes, pas trop loin mais quand même, ahora vivo con caballos, un chico muy simpatico en una yourte, todo esta bien, muy bien,
muchos besos, te extrano.
Elise

Anonyme a dit…

Thanks for writing this.