mardi 29 avril 2008

Scoop en Buenos Aires

Visite surprise de la petite famille, non présente à la fête suite à une petite montée de fièvre pour Kena. Leila a aussi perdu son cahier dans lequel elle note tout et en particulier les numéros de téléphones... d'où la visite improviste. Tout a retrouvé une couleur vive, lorsqu' ils m'ont appris que le centre culturel duquel ils s'étaient fait virer, acceptait de les héberger de nouveau, le temps qu'ils récoltent la somme à leur voyage en Uruguay. Ils sont donc venus chercher quelques affaires pour s'installer de nouveau. Nous avons regardé quelques rushs, filmées ces derniers temps en leur compagnie; c'était un joli moment assis les uns sur les autres bien au chaud. Sacrée partie de rigolade aussi à se voir faire des singeries que la caméra captait en cachette. 
Finalement on est allés jusqu'au centre en taxi puis je les ai quitté pour retrouver Mélissa à San Telmo dans le but d' une inscription au gymnase: Yoga, piscine, foot, basket, danse arabe...pour 20 euros par mois.
Elle avait aussi rencontré Luis dans la rue, un ami colombien présent à la soirée, étudiant le cinéma à la Iuna. Il lui avait dit que Coppola tournait à la Boca et qu'ils avaient bu des mousses avec les étudiants de l'école non loin, hier soir. Sans trop de convictions, Meli et moi décidions d'y faire un tour.
Le bus tardait et la nuit tombait. Nos chances de voir ce qu'il se passait devenait de plus en plus maigres.
Finalement on continua à pieds. Après une bonne demi heure de marche dans les faubourgs de la jolie Boca, nous arrivions plus ou moins près des lieux sans avoir d'autre indication que "c'est dans un bar à l'angle d'une rue".
Nous nous sommes donc enfoncées au hasard et BINGO! C'était la bonne. Une petite équipe discrète rangeait du matériel dans des camions genre snack de bord de mer. Un bar éclairé mais vide nous confirma que le tournage était terminé. Je m'approchais d'un machino pour lui demandé ce qu'il se passait ici l'air de rien "oui c'est Tetro de Coppola avec Carmen Maura et Vincent Gallo" waaaaouuuuu!! "ca reprend demain à 16H" re waaaaaaouuuuu!
Puis je sortis la caméra pour prendre quelques clichés du lieu plutôt bien typique et là, descendant les marches du perron d'une porte sur ma gauche: Francis Ford Coppola, bien en chair... (faut voir le bid qu'il se paye!) et en os.
Alors ben, j'ai dit "hola" et un peu interloqué il a répondu de même. Puis il est monté dans une voiture noire bien lustrée, sous l'oeil amusé du machino qui me dît, en le montrant du doigt:"el senor!".
Demain sans fautes, nous irons voir de plus près et peut être même pourrons nous lui parler...

Ce film il l'avait déjà tourné il y a quelques temps mais s'était fait cambrioler dans son studio à la boca. Il a donc changé les acteurs et pour notre plus grand plaisir, nous aurons la chance d'apercevoir ce beau salaud de Vincent Gallo et la divine Carmen d'Almodovar.

Youpi!

Le froid est de retour et un come back de chaleur semble plus douteux à présent.
Sven donne des cours de français à Diego, un ami de Sigrun, l'allemande qui habita une semaine à la maison. En échange Diego lui apprend l'espagnol. Elle est pas belle la vie?
Bon enfin il a explosé ses lunettes vendredi en dansant avec les Balkans et s'est choppé une bonne fièvre hier soir alors il se remet tout doux quand même.

dimanche 27 avril 2008

Un week end bien chargé

Hier soir, 50 personnes à la maison! Une fête bien dansante avec pleins d'amis de tous les pays.
Une crémaillère plutôt bien réussie! Avec une maison décorée pour l'occasion. On a mis à profit, les photophores, un peu partout en hauteur sur la terrasse et puis disposé une jolie lampe rouge sur le bord de la fenêtre et un lit qui faisait office de canapé.  
Tous le monde avait l'air bien heureux de faire partie de ce mini monde : Belges, Francais, Allemands, Colombiens, Péruviens, Chiliens, Québécois, Argentins, Irlandais, Anglais, Autrichiens.
La tempête s'est calmée sur les coups de 5H (comme la loi le demande) et tous ont pris le chemin de la sortie puis se sont mis à marcher tous ensemble vers une autre maison à trois rues. Il fallait voir ça sur Rivadavia, sachant qu'un autre groupe, un peu plus loin, s'est greffé au notre.
Joli moment, plein d'énergie.

Nettoyage en beauté cette après midi. C'est bien cracra par terre dans la rue, on s'en rend compte quand les baskets collantes viennent frapper à la porte. Les cendriers ne semblent pas non plus, vraiment faire parti, des us et coutumes du voyageur... Toujours un peu trop de liqueur dans ces moments là...

Enfin moi du coup j'ai filmé un peu de tout ça, car jamais je n'ai invité autant de "pays" dans "ma" maison. 

La veille, une fête tzigane se donnait dans le quartier de Boedo. Une salle ,genre mariage, ouvrait ses portes à un groupe argentin de rockskabalkanique déjanté. L'acoustique de la salle  des plus horrible durant le concert mais, suite à cela ,de la musique des Balkans à foison et une foule endiablée dansant et chantant à tue tête. 
J'avais pour l'occasion mis une longue robe de gitane, apporté par Florence, et je crois que, magiquement, elle m'a appris, ce soir là, à danser sur les clarinettes, trombones et autres bandjos. 
Bonjour les courbatures aujourd'hui!!

Demain la semaine recommence et il faudra travailler au dossier de documentaire. Un peu de calme nous fera le plus grand bien. Mais vais je réussir à  convaincre Mélissa?...

des photos de la fête à venir.

vendredi 25 avril 2008

La petite famille a du nous quitter car Claudia m'a ordonné de les faire partir! "Pas de squat ici" a t'elle dit. La situation a été des plus incommodantes étant donné que nous sommes chez nous mais en fait pas vraiment on dirait. Ils ont laissé leurs affaires et on repris le chemin des doutes avec le chariot chargé des tambours, guitare et flûtes. Kena a été très mignonne car elle a bien vu que je me sentais mal. Je n'ai pas de nouvelles d'eux depuis 2 jours mais ils devraient sûrement passer ce soir pour se changer je pense. Aucun moyen de les joindre à part les mails alors je laisse le destin faire à sa manière.

Hier soir nous avons visiter de nouveau le centre culturel de Caballito car Mélissa ne connaissait pas. Fernando et  Anna maria, les deux "chefs", nous ont accueillis comme des princesses. Il est évident que l'idée d'un documentaire sur le lieu les emballe. Depuis 6 ans qu'ils travaillent dur pour que les activités soient de plus en plus variées et pour se faire connaître et un peu aider...
Nous sommes donc invitées le 1 mai (ils décident de bosser ce jour, cette année) pour partager un repas et commencer à  filmer:peinture, cirque et divers ateliers. Nous avons jusqu'en août pour rendre le film. Le prof est encore un peu vague sur la durée mais nous prenons un peu les devant parce qu'ici ils ont du mal à l'embreillage si je puis dire.

Sinon, le cirque du soleil arrive en juin juillet à BS AS alors ils demandent du personnel. J'ai envoyé mon cv... Mélissa ne devrait pas tarder à le faire non plus.
Elle est comme tombée du ciel, cette fille. La maison a changé depuis et une ambiance chaleureuse nous entoure tous les jours.

Quelle chance Camille encore une fois!

Le festival est en bonne voie mais les grandes nouvelles arriveront d'ici la semaine prochaine car rendez vous avec l'université d'Andres pour s'assurer de l'accord. Réunion aussi avec l'ambassade du Brésil pour régler les billets d'avion des deux enfants de Glauber Rocha et de son ex femme, invités d'honneur.
La sélection des films est mise en marche, mais ils manquent encore pas mal de candidats...
J'espère vraiment qu'ils pourront réaliser leur rêve mais je doute encore que ça puisse se faire en août pour ma part. A ver.

mercredi 23 avril 2008

Le ciel bleu de nouveau

Tout va mieux question oxygène et le beau temps en supplément.
Visite de Florence dimanche et lundi. Sortie à plazza Francia pour vendre les photophores et profiter du beau temps. Entre les stands des artisans, capoeira, concert de reggae et variétés argentine, funambules qui tendent des cordes entre les arbres, expo photo. On y avait fait un tour l'an dernier avec Solène, Nico et Pedro. C'est à côté du fameux cimetière où Evita Perron et Carlos Gardel...Un cimetière bien joli avec des tombes impressionnantes. Les photophores ont bien marchés et j'ai croisée deux copines par hasard dont Magali, avec qui nous avions passé une soirée à jouer de la musique. Quand je croise les gens ici, je les serre dans mes bras. Y'a comme quelque chose de fort, tout le monde est loin de chez soi. Parce qu'en fait je ne connais pas vraiment d'Argentins au final...sinon Uruguayiens, Colombiens, Allemands, Péruviens, Francais, Brésiliens.
Après ces émotions de la place, nous avons rejoint Florence au cinéma pour le dernier soir du bafici (festival de ciné indé.) Elle était passé faire un coucou à son amie Marisel. Catherine Breillat nous a bien gâtée avec sa "vieille maîtresse". La salle était comble. Il fallait voir la queue dehors aussi. Le cinéma français est bien apprécié ici.
Un peu fatiguée nous avons pris le bus jusqu'à la maison. Florence tenait bon malgré le décalage. Par contre une fois dans le lit elle n'a pas fait long feu.
Le lendemain matin petit déj sympa sur la terrasse. C'est à croire qu'elle avait ramené le soleil de Paris...Sous un ciel plein d'avenir elle est partie vers Iguazu, au Brésil, pour visiter les chutes. L'avion c'est quand même fou.
Elle m'avait apporté des petites choses de Paris gentiment amené chez Arlette auparavant par mes trois complices : madre, padre y Prince David.  MERCI!

Hier soir concert de percussion au centre culturel Konex. Le fameux groupe la bomba del tiempo jouait pour son avant dernière fois. Que de rencontres coïncidences. C'est le rendez vous des jeunes en même temps...Diego du festival, Eleanor l'italienne de l'hotel Carly, Martin de Tigre (le samedi il y a deux semaines, sur l'île au bord du Parana).
Soirée un peu écourtée par l'appel de Leila, Alejo et Kena qui n'avaient pas d'endroit pour dormir.
Ils seront à la maison jusqu'à la fin de la semaine car le centre culturel ne veut plus d'eux. Nous en profiterons pour faire un petit documentaire sur eux sur les conseils de ma maman. J'ai donné les questions pour qu'ils y réfléchissent un peu et Je prendrais Kena par surprise car elle est géniale dans la spontanéité, vive les enfants!
Jeudi visite de deux amis de Mélissa pour dormir aussi alors ils dormiront dans leur tente sur la terrasse. 
Bonne ambiance dans la maison comme vous imaginez.

Ce soir troisième cours de documentaire. Le prof, Lucas est vraiment sympa. Devoir écrit à rendre dans 15 jours. Il s'agit de comparer "L'homme à la caméra" au dernier film de Coppola "Powaqatsi". Entre temps le docu à rendre en juillet se précise. Mélissa est bien intéressée  par mon idée. Retourner à Caballito, la station de train où nous étions allés pour le festival. Car il me semble qu'il y a quelque chose à y faire. Le prof ayant demandé de trouver un lieu avant de trouver un sujet...ca paraît bien approprié.

La petite vie s'installe et dans un calme tranquille. Chacun trouve ses repères dans un quotidien tous les jours différents.
David me manque cruellement mais je me laisse bercer par la mélodie qui chante qu'on se retrouvera;peut être même avant novembre il se pourrait...

Le festival suit son cours sinon. j'en saurais plus samedi. je continue à faire de la publicité en ce qui me concerne du côté de L'europe.

samedi 19 avril 2008

Fuego en el 1239

Et bien c'était parti et puis c'est revenu. Ca pique les yeux assez terrible et la lumière est gris blanche éblouissante. L'étrange c'est que ça paraît toxique pourtant il semble que ce ne soit que de la fumée de choses organiques... ils nous cacheraient des choses?...

Hier soir nous avons eu la visite de Leila, Alejo et Kena, après le chili con carne chez les amis de Mélissa. Ils sont restés dormir et ce matin nous avons fait du découpage de masques et autres petits jeux rigolos avec Kena. J'ai eu droit à une paire de jolies boucles d'oreilles en cadeau. Elles sont venues toutes les deux dans ma chambre pour me les offrir. Il faut voir Kena quand elle voit un plus grand s'émerveiller ou s'étonner, c'est délicieux comme elle est sensible à la joie des autres.
Nous avons tous pris le petit déjeuner avec Sven,  et Mélissa à pointé le bout de son nez à 11h un peu dans les vapes de la soirée qui a battu son plein jusqu'à ce matin. C'était un joli moment, calme et précieux comme à chaque fois qu'ils nous tiennent compagnie.
Ce soir nous nous revoyons dehors, ils jouent désormais avec des amis colombiens qui reviennent d'Ushuaïa. La petite famille économisent pour partir vers l'Uruguay, ils ne savent donc pas exactement quand ils reprendront la route.

Petit week end à la maison car de jour la fumée fait trop peur pour avoir avant de sortir. Ce soir fête melting pot nationalités pas loin de la maison...

vendredi 18 avril 2008

C'est un nuage de fumée épais qui s'est abattu sur la capitale depuis quelques jours. Un incendie a brûlé, 70 000 hectares de campo à 90km de buenos aires. Les agriculteurs se sont vengés paraît il...Metro fermés, cours de sports suspendus jusqu'à nouvel ordre et nous les yeux et la gorge qui piquent. Comme si un immense barbecue se donnait dans la ville hier soir.
Christelle, une amie est plus proche des dégâts, mais je n'ai pas de nouvelles. J'imagines que l'air doit être irrespirable vu la couleur du ciel ici.
Sinon des bonnes choses, Mélissa est fort sympathique. Hier soir petite fête à la maison avec Julie, du Québec, Rapha de Montmartre, Luis de Caracas, Marie rencontrée à l'hotel Carly l'an dernier et je ne sais plus son nom de Cordoba. Une bonne équipe. On remet ca ce soir pour un chili con carne chez Rapha qui retourne à Paris mercredi prochain avec son amoureux de Cordoba pour y vivre un temps tous les deux.
La chaleur est de retour, on s'y perds un peu dans les pulls...
La  fille D'arlette Florence, arrive dimanche, chargé comme un mulet la pauvre. Elle restera dormir dimanche soir puis partira vers Iguazu (les chutes à la frontière du Brésil) et le nord du pays. Mais comme ses amis Argentins semblent ne pas échapper à la "règle", l'organisation n'est pas vraiment de la partie...alors à l'aventure!

Le festival de ciné indépedant est très bien cette année. J'ai rencontré Aurélia Georges, diplomée de la femis à l'occasion de son excellent film "L'homme qui marche", en référence à l'oeuvre de Giacometti . Un film sur l'histoire vraie d'un écrivain russe en France entre 70 et 90, où comment le déclin du St germain des prés, le cheminement du replis individualiste de la population dans le pays.
J'ai eu le plaisir de discuter avec elle et la maman de Mélissa que j'accompagnais car nous étions les trois seules françaises de la salle. Une agréable rencontre de cinéma.


Le site du festival de courts itinérant est prêt au fait si vous voulez y faire un tour:

Je traduis le dossier en français et ferait suivre pour ceux que ça intéresse.


lundi 14 avril 2008








Pas de bado à San telmo car un froid terrible s'est abattu sur la capitale! avec pluie et vent bien sympathiques. La maison est un peu fraîche... mais il parait qu'on aura droit à des chauffages d'appoint...
Mélissa est arrivée cette après midi et Sven a passer la moitié de la journée à faire des allers retours. Rare de le voir dans la journée la semaine. Il voulait acheter un Pc mais la banque refusait la somme alors son patron lui a avancé son salaire sur 4 mois, autant dire que c 'est pas donné à tout le monde de s'offrir ce genre de luxe...
Voila sinon quelques photos de mon excursion à Tigre samedi: Le Fleuve Parana traverse des petits îlots sur lesquels des maisons, des écoles, des bars...un endroit paradisiaque à à peine 1 heure en train de la ville.

vendredi 11 avril 2008

il fait tout gris

Rentrée à l'école Sica, mardi dernier. Dans ma classe, Méli, une francaise sympa, qui finalement vient occuper la dernière chambre de la maison car elle se retrouve dans une colloc avec un irlandais, un écossais et une finlandaise qui détestent Buenos Aires et tous les jours elle se demandant ce qu'ils font ici dans cet appartement tout petit et lugubre. M'ayant confié son malaise, je lui avait parlé de la chambre en haut qu'il restait. Et puis j'ai parlé à Claudia, la femme du frère du proprio, tout le monde suit? Et j'ai convenue que si nous étions trois à vivre ici désormais, elle pourrait peut être nous faire un petit prix. Alors elle a dit oui à la condition que nous trouvions cette personne. J'avais Méli dans un coin de ma tête, quelle aubaine. Elle est donc venue visiter la maison cette aprem avec sa maman, venue la visiter pour une semaine. Ca tombait plutôt pas mal. Ca leur a plu alors avant la fin de la semaine on sera trois.
Demain soir, Sigrun, l'allemande qui a habité ici une semaine, nous invite dans sa nouvelle maison pour un asado (barbecue).
Sinon, je continue les petits photophores pour retourner faire le bado dimanche à San Telmo.
L'école est vraiment bien, une sorte de Femis, avec les étages apparent à la manière  prison, le glauque en moins évidement. Matériel pro, une grue trône dans l'entrée et les bobines de 
35 mm sont justes là à côté. Notre prof est sociologue et a commencé par nous parler d'Edgar Morin, nous étudions le chapitre le cinéma et l'avion de son célèbre livre "Le cinéma ou l'homme imaginaire". A la fin du premier cuatrimestre (aout) il faudra rendre un documentaire court réalisé en équipe de trois. Dans la classe la moyenne d'âge est de 30 ans. Il y des journalistes, des sociologues et psy ainsi que des photographes et étudiants en arts.
La fin des cours est en novembre...ca fait loin...mais faut savoir ce qu'on veut me disent les autres...
Hier soir j'ai vu un excellent documentaire "The Corporation" avec la participation de Naomi Kleim, Noam Chomsky et Mikael Moore...ou comment les sociétés dirigent plus le monde que les politiques, les lois et la morale même semble-t-il. Assez dérangeant mais puissamment instructif.
Ici ça n'est pas la première fois qu'on veut me vendre des documentaires sur la globalisation, les farks, ou encore le devenir de la planète. Un réseau de dvd "pirates", mais ici y'a pas de lois anti copie, semble prendre de l'importance. C'est un moyen astucieux pour que la prise de conscience prenne de plus en plus d'importance, ils gravent les cds et les vendent un peu plus que le prix qu'ils coûtent pour en graver encore encore, enfin certains en vivent aussi et du coup les vendent largement plus chers. je m'en suis donc dégoté quelques uns que je dévorent depuis deux jours. Je fais la bonne élève en même temps car le prof nous a demandé de visionner le plus de docu qu'on pouvait. Encore une fois ca tombe bien.
Aujourd'hui il pleut et ça caille nettement plus, je commençais alors à me demander comment ça serait l'hiver ici, dans la grande maison aux hauts plafonds...

lundi 7 avril 2008

Avenida de Mayo pour la comémoration anuelle.

cartonero de Buenos Aires

les cartoneros sont les personnes qui trient les déchets. Ils récupèrent les bouteilles en plastiques à même les poubelles de la rue pour, une fois à l'usine récupérer la monnaie de l'échange.

samedi 5 avril 2008

ben alors ca c'est pas mal dis don!!

Hier je suis donc partie pour la séance de doublage. Antoine est un  sympathique bout en train, qui travaillait pour Tf1 à Marseille mais qui après s'être fait retirer son permis de conduire pour un an...s'est vu dans l'impossibilité de continuer à travailler ( il est pigiste). Il est donc parti en Argentine et il a aimé et y est resté. Maintenant il réalise des documentaires pour une nouvelle chaîne d'informations de France télévision dont le nom m'échappe tout à coup...canal24  je crois.
je me suis donc retrouvé au 7 eme étage d'un bâtiment de la calle San juan ( qui traverse le barrio de constitucion, là où j'irais mardi pour mon premier cours à la SICA "syndicato independiente del cine argentino). Le "studio" de doublage c'était un placard et une couette sur la tête pour calfeutrer mais ça fonctionnait "rebien". 
Il y a de cela deux semaines je lisais un article sur le premier procès des bébés volés. Une jeune fille, dont les parents ont été tués  par les militaires durant les années noires, et qui s'est vu adopté  illicitement, a portée plainte contre ses "parents". C' est la première fois qu'un des  500 " bébés volés" traîne ses "parents" en justice. Elle ne connaît pas sa date de naissance, et vit donc depuis 25 ans sous une identité falsifiée. Grâce aux Madre de Mayo elle a retrouvé son frère qui nie encore la vérité.
Je suivais donc ce procès de près et quand alors Antoine m'explique ce que je dois doubler, je me retrouve face à cette jeune fille sur l'écran de l'ordinateur et lui prête donc ma voix pour la faire entendre en France. Ca n'était pas rien!
La séance se passe comme sur des roulettes et Antoine me demande si j'ai déjà fait ça avant car il lui semble que je me débrouille très bien. Chouet, parce que ça m'amuse beaucoup ce petit travail. Il me paye donc en conséquence et je m'en vais pas peu fière.

Ensuite, plus tard, je rencontre Alejo, Leila et Kena, un couple et leur petite fille de 6 ans. Ils sont colombiens pour changer et vivent de la musique en voyageant depuis 8 ans. Alejo a 28 ans et Leila 24. Ils respirent le bonheur et la tranquilité. Kena a appris à lire écrire et compter avec sa maman  et ses ressources pour jouer avec un rien sont impressionnantes.
Je décide de les accompagner pour garder Kena quand ils jouent (leila joue des maracas et Alejo alterne entre Flutes- guitarre et percussion). Hier soir nous avons fabriquer une cuisinette avec du bric et du broc trouvé dans la rue, fait de sacrés dérapages sur des plaques métalliques, fabriquer des cotillons avec du polystyrène, dansé la cumbia aux cotés des parents et même réussi à manger à l'oeil car dans un des bars, un gentil monsieur nous a proposé le couvert après le petit concert. On est partis comme des princes avec nos pâtes à emporter et on a mangé sur un banc un peu plus loin. Kena a dévoré sa portion alors qu'Alejo, leila et moi peinions pour terminer. C'est qu'elle fait bien des réserves pour avoir autant d'énergie! 
Nous avons fini sur la plazza Dorrego et Sven est arrivé, il a pris le relais avec Kenita que je lui présentais...je commençais un peu à fatiguer. En 1 seconde chrono ils jouaient à chat sans  se connaître ni parler la même langue mais du coup il m'apparaissait évident que Kenita était toute trouvée pour lui apprendre un peu d'espagnol. Je me suis moi même rendu compte que je ne connaissais pas bien les couleurs et au moyen d'un jeu de son invention elle me les a remémoré. 
Ce soir rendez vous pour une deuxième tournée...il va falloir faire preuve d'imagination ...

jeudi 3 avril 2008

Salut salut.
Hier soir dîner chez Pablo et Camille avec Sven avec excuses de parler du projet de documentaire...Pablo était absent, l'alcool lui donnait des airs qui engageait peu la conversation. Une onde bizarre chez eux ce soir là et si forte qu'aujourd'hui je ne trouve pas l'énergie.
Après la réunion avec Nico des cahiers, j'ai conclut qu'une nouvelle discussion serait nécessaire. Il apparaît la date trop proche pourrait déjouer en notre faveur car pour prétendre à des subventions il faut bien compter 4 mois. Cette date trop précipitée nous discrédite. Andres était d'accord avec moi depuis un moment mais les trois loustics s'entêtent car ils quittent la ville fin Août. Cela me paraît un peu faible comme première excuse quand on veut vraiment se donner les moyens d'organiser quelque chose de bien. La deuxième c est que le fils de Glauber Rocha, Réalisateur lui même et invité au jury du festival quitte le sud pour s'installer aux etats unis afin d'apprendre l'anglais, car le brésilien lui pose problème pour voyager. Les 3 cocos sont dans en panique et souhaite marquer le coup avant qu'il ne s'enfuit. Seulement il me paraît évident que si nous reculons la date il se déplacera quand même, c 'est un festival en l'honneur de son défunt père tout de même. Bon enfin, la fouge de la jeunesse ça a du bon malgré tout et ils décident de camper sur leurs positions en relevant le défi. Pilote cette année et mucho meilleur l'année prochaine. A ver...
Réunion demain soir pour mettre au clair.

J'ai retrouvé Marie, du carly (remember Solene et Nico?) car Nico des cahiers l'a connaît. Elle est arrivée au café l'autre soir avec un matelas sous le bras et a passé un bon moment à nos cotés. Elle a habité avec Alejandro (un autre ami italien rencontré au carly, l'hotel où nous avions passé un mois et demi lors du premier voyage) dans une grande maison avec 10 copains copines mais s'est fait virer il y a quelques temps. Alejandro revient bientôt parait il et elle cherchent donc une nouvelle maison pour 10...je lui souhaite bonne chance parce que ça me paraît difficile en plein BS AS.

Demain première séance de doublage à priori et en attendant je continue les petits photophores qui plaisent plutôt ici. Dimanche je me lèverai tôt pour prendre la température de vente sur la place Dorrego à San telmo.

Sinon voilà un article intéressant que ma grand mère m'a envoyé et un autre sur les vecinos, un village cinéma non loin d'ici.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/04/01/les-bidonvilles-de-buenos-aires-nouveau-combat-des-meres-de-la-place-de-mai_1029622_3222.html


mardi 1 avril 2008

Concretisations

Hier après midi, réunion au complet avec le brésilien Ricardo et la colombienne Laurena chez eux à quelques rues de la maison. des éclaircissements et surtout rassurée de voir que c est plus sérieux que je ne pensais. Le festival devrait durer une semaine, la date nous semble trop proche mais Ricardo et Laurena y tienne car le fils de Glauber Rocha, invité d'honneur pars ensuite aux états unis pour une période indéterminée. Nous avons eu une bonne proposition de la fac d'Andres (mon collaborateur production). Il étudie un équivalent de ce que nous appelons médiation culturelle en France et a soumis le projet hier matin. Cette université veut bien nous donner 11000 dollars et en échange, nous devons intégrer 10 éleves de la promo d'Andres dans le circuit organisation du festival pour leur permettre d'effectuer leur stage de premier semestre. Une affaire qui roule car eux savent mieux que nous tout ce qui concerne la production et peuvent donc nous rendre sacrément service.
Entre temps, Nico des cahiers du cinéma m'a appelé suite à la proposition de collaboration au festival que je lui avais envoyé par mail. Nous nous voyons ce soir pour en parler dans le café la Jara à San telmo.
Dimanche soir, avec Sven,nous avons rencontré Magali et Braulio, argentine et uruguayen, ils avaient des instruments de musique fait de bric et de broc et nous avons joué dans la rue en mangeant une pizza. Puis ils nous ont invité chez Magali. Elle avait un livre "Magalie" de M.Delly et je lui ai traduit quelques passages. Ca lui a fait tilt et elle est partie chez son voisin. Quelques minutes plus tard, elle me tendait un papier avec le nom et le numéro de téléphone d'un français Tonio, réalisateur de documentaire en Argentine pour la télé française. J'appelais hier soir pour en savoir plus. Il a en fait besoin de voix françaises pour doubler ses documentaires. Vendredi je fais mon premier doublage donc...C est plutôt très bien payé....et comme je commence l'école de documentaire mardi prochain il y a encore une relation plaisante entre les gens rencontrés et le but de ma venue ici. D'ailleurs il a un ami dans le même cours que moi...

Il paraît que le beaux temps semble pointer son nez? Ah les début de soirée où il fait encore jour et l'air frais qui sent bon les fleurs...

Ici il y a un important blocus sur les routes à cause d'une augmentation des impôts pour les agriculteurs. Kristina dit qu'une négociation sera possible quand le blocus cessera: dialogue de sourds.
Du coup, embouteillages partout et jusque dans la ville! Les réserves s'épuisent très vite et il devient difficile de trouver viande fraîche, fruits et légumes.
Demain jour férié pour commémorer le début de la guerre des Malouines.