samedi 31 mai 2008

Me voilà dans ma nouvelle demeure. Si Nosferatu ne traîne pas au bout d'un de ses couloirs alambiqués tout sombre... c'est que c'est Dracula. J'avoue que j'ai connu plus gai... et rarement plus glauque. Bon donc pour palier à la déprime, je me suis trouver un nouveau fief: Le federal, un café à la parisienne qui me rappel comment j'aime ma ville et comme elle me manque.
L'odeur du café et le tango qui chante discrètement font de ce lieu un endroit bien charmant. Un petit morceau de fondant au citron est toujours servi avec une boisson chaude; moi je tourne au thé avec ce froid de canard. Ca me rappelle  ma mémé, le fondant est quasiment igual juste que le thé n'est pas à la
 bergamote.
j'ai pas écrit depuis une semaine parce que je n'ai plus le net à la maison avec ce déménagement; Je pourrais retourner faire des cessions à rivadavia car Sven
 et Méli y sont toujours mais c'est plus pareil, y'a comme quelque chose qui m'en empêche, je ne sais trop quoi alors je vais dans mon fédéral et je suis tranquille, concentrée, imperturbable et aussi à l'abri de la cigarette car c'est non fumeur.
Une maison en vue, vieil hôtel restauré dans le quartier de constitucion avec 5 chambres, une cuisine équipée toute neu
ve, un énorme salon et une grande terrasse pour barbecue. Enfin ça c'est plus trop pour nous appâter vu la saison, mais pouvoir aller à l'air libre sans respirer de si près les pots d'échappements des bus, à Buenos Aires, ça n'est pas négligeable.
Il faudrait être 10 pour que ça ne revienne pas trop cher alors on "démarche" des amis...

Le voyage en 
Uruguay approche, quelle hâte de quitter un peu la capitale.

Voilà si
non mes dernières créations que j'irais vendre demain au marché.

samedi 24 mai 2008


Je déménage finalement Lundi pour une pension à San telmo où je paierai 350 pesos au lieu des 900 ici. Je vais retrouver l'ambiance du début, un peu impersonnelle et moins confortable mais la chambre est calme et je pourrais me concentrer à mes occupations. Louis va prendre ma chambre ici jusqu'au 10 juin et me donnera l'argent que j'ai du coup déjà payé au début du mois à Claudia. Ca paiera donc mon premier mois à la pension. En attendant on poursuit les recherches de maison avec l'équipe. J'ai passé 3 bonnes heures au téléphone avec claudia, nati et Dario, ceux qui m'ont trouvé la maison la première semaine où je suis arrivée. Il fallait remettre les pendules à l'heure, maintenant je suis une experte de la location à Buenos Aires, tous les contrats, tous les styles de propriétaire etc. Une longue histoire truffée d'incompréhensions dans un pays en pleine crise économique.

Aujourd'hui viste à Caballito. Nous avons trouvé le centre en pleine émulation car le samedi se donne en même temps cours de danse aérienne, fabrication de percussions, cours de percussion avec la Bomba del tiempo, acrobatie et bibliothèque ouverte au public.
Nous avons été présenté à chaque professeur et avons parler avec certains élèves et le cuisinier.
Une ambiance excellente, des gens polyvalents. Par exemple, le cuisto, étudie la cuisine méditerranéenne tout en étant professeur de dessin, suivant un cour de cirque et jouant de la percussion. On peut pas faire mieux niveau ouverture.
Tous on été très aimables et accueillants, prenant du temps pour nous expliquer toutes sortes de choses.
Le documentaire semble bien lancé avec une projection dans le centre à la clef, évidement. Une perspective joyeuse qui motive. Je crois même qu'on va suivre des cours. Voir ce couple de danseurs pendus dans les airs m'a donné envie d'avoir la tête à l'envers et de voir d'un peu plus haut ce qu'il se passe. Le cours de fabrication de percussion est aussi génial, la pâte qu'ils utilisent et qui remplace le bois est constituée de papier toilette, de sciure de bois et d'eau. Impressionnant quand enfin un "djembé" est terminé, il paraît sortir du magasin.

L'hiver est là cette fois. On sort les doudounes.
Bandes de veinards...

jeudi 22 mai 2008

Des temps un peu difficiles

Rechercher une maison ou un appartement à Buenos Aires n'est pas de tout repos.
Le dilemme est que mon loyer est trop élevé, que mes propriétaires ne sont pas très permissifs et que deux chiens me réveillent tous les matins et m'empêchent parfois de lire tant ils semblent aboyer dans la maison même. Alors je décide de déménager avec les autres pour obtenir quelque chose moitié moins cher et peut être plus à l'abri de ce stress. Seulement, c'est difficile à trouver quand on est plus de trois et aussi quand on est étranger. Il faut un garant habitant en capitale et puis avancer l'argent sur deux mois; sinon en passant par une agence, la commission est affreusement arnaquante.
Jusqu'ici je ne vous apprend rien c'est pareil en France. La solution qui m'est alors donné est de retourner dans une "auberge" et payer 700 au lieu de 900, sachant que la salle de bain et la cuisine sont à part.
J'écris pour trouver une solution car en ce moment même en étant 7 et parfois 11 à la maison c'est pas facile de réfléchir. Certains dirons comme Pedro que je me suis laissé envahir par les amis mais je répondrais que ce ne sont pas les miens et que finalement le fait que les proprio ne tolère pas le "squat" me donne une vraie raison de pouvoir dire non à la famille par exemple. Seulement les amis de Mélissa par contre c'est pas moi qui les gère...et ils sont là depuis plus d'une semaine maintenant. Pffffou je sais plus quoi faire.
Je vais rester ici au calme et je paierai un peu le prix fort pour avoir une jolie maison dans laquelle je peux tout de même être tranquille quand les chiens le sont également et voilà.
Si je les suis, je ne suis sûre de rien à part que je paierai moins cher. Bon merci j'avais besoin de raconter ça à quelqu'un. Je continue de chercher pour moi dans les maisons une ou deux pièces et on verra si quelque chose se présente.
C'est attrayant d'être une bonne bande d'artistes dans une maison ou il n'y a pas même un lit mais je trouve ça quand même fort insensé de dépenser mes économies dans un frigo, des casseroles ou une couverture. Quand j'ai dit ça hier à l'anniversaire de Mélissa (née le même jour que David) at home ils ont un peu réfléchi aussi et j'ai senti que personnes n'avaient vraiment les rennes en main.
Cette après midi, nous avons visité l'appartement en face du nôtre qui donne sur la rue. C'était à peine croyable tant c'était ce qu'on voulait et dont on avait parlé mais il fallait allonger 
14. 000  pesos (2.800 euros) d'un coup dont deux mois de loyer en guise de commission pour l'agence, nan mais ils rêvent!! Que pena!, c'était vraiment trop chouet comme appart avec un petit escalier en bois qui donnait sur une dépendance un peu à l'écart...En tous cas le bon dans tout ça c'est que je m'amuse vraiment à visiter tous ces univers de la ville.

Allez haut les coeurs! Je commence un nouveau devoir pour l'école. Il faut inventer une séquence de documentaire d'après une photo de notre choix. J'ai choisi une noir et blanc montrant des roms lovara dans les années 20, devant une caravane bien jolie de l époque. La majorité sont des enfants et le seul adulte s'accroche par le coup à un jeune homme blond habillé en dandy. Présence singulière qui m'a fait choisir la photo.

Hier soir pour l'annif de Méli, couscous maison par le chef Louis et fondant au chocolat avec sa salade de mangue et raisin. Le tout cuisiné pour 16 personnes, assises les unes sur les autres dans le mini salon. Un joli moment.

mercredi 21 mai 2008

C'est l'été

A peine croyable ces changements de température d'un jour à l'autre. Avant hier 30 degrés hier 20, aujourd'hui 25. Il semble vraiment que l'hiver n'est pas décidé à s'installer. Après la vague de froid d' il y a 1 semaine, où je me suis bien enrhumée, Pedro a enfin ramener les chauffages d'appoint, le soir le plus chaud de l'hiver (25 degrés sur la terrasse). C'était comique avec deux semaine de retard, surtout que cette soirée là on faisait des crêpes pour une tribu de 10 amis un peu partout dans la maison. Il fallait voir sa tête sur le palier.
Nous avons décidé de déménager. Les chiens  deviennent impossible et quand on rajoute les proprio et le loyer  c'est vite vu. Alors on visite. Une ambiance différente dans chaque quartier, on passe du très luxueux au garage, entrepôt sans chauffage.
Les projets se montent avec la bande de copains. Dimanche feria de san telmo avec crêpes, musique et créations de chacun. Le stand des français quoi!
Sinon on m' a rendu mon premier devoir au SICA et j'ai eu une flèche qui va vers le haut avec grand sourire et encouragements du prof. Pas de notes sinon des flèches, vers le haut, droite ou vers le bas.
Bonnes ballades dans buenos aires avec ce soleil de feu. Je commence vraiment à me repérer et c'est agréable.
Dans deux semaines petit voyage vers l'Uruguay pour avoir de nouveau un visa de trois mois.
Sinon, du travail de montage et d'analyse pour l'école et le projet de documentaire sur le centre culturel de Caballito suit son cours. samedi nouvelle visite pour filmer le cours de fabrication de percussions et la répétition du groupe "la bomba del tiempo".

Une petite communauté d'amis se crée car 6 ont emménagé à trois rues de chez nous, seulement vu qu'on décide de déménager...cela dit un appartement se libère dans notre immeuble avec 5 chambres. Pile ce qu'il nous faut car on a habiter à 6 pour payer moins cher.
Louis et Lucas sont cul et chemise, absolument résolus à vivre dans la même chambre du coup chacun la sienne ensuite. Il faudrait juste que le propriétaire se décide à nous faire visiter parce que ca fait 3 fois que j'appelles et qu'il me dit oui oui je te donne un rendez vous. C'est pas comme si on était pas disponibles nous en tous cas vu qu'on habite dans le bâtiment même! Assez drôle  pour déménager si ça fonctionne.
On continue d'éplucher le journal tous les matins de toda manera.

mardi 13 mai 2008

Las crepas

Samedi soir, soirée afrocaribeénne au gymnase de Goyo. Après avoir distribuer des flyers et collé des affiches dans les hôtels et consulats de Buenos Aires en bicyclette, nous avons réussi à faire venir une cinquantaine de personnes et avons dansé sur les rythmes endiablés du groupe Caliche de Colombia. Manuel, l'amoureux de Marie, une amie française s'est juste emporté une fois sorti de du gymnase et de colère, à briser le sac de photophores que je venais de faire. Marie lui expliquait qu'elle n'était pas amoureuse de lui et le pauvre Manu n'a pas supporté. Mon travail de longue haleine a été emporté dans son impulsion incontrôlable. J'étais un peu choqué du geste et aussi parce que Marie pleurait. Manu s'est enfuit puis est revenu pour me glisser un billet de 100 pesos dans la poche, les yeux rouges plein de larmes.Pour oublier ce triste incident nous avons chanté et la vilaine onde s'est estompée.
Le lendemain, on avait prévu de faire des crêpes et de les vendre sur la feria de San telmo. 
Aussitôt dit aussitôt fait, ce qui n'est certainement pas le dictons du pays, hum hum, nous nous sommes rendus là bas avec nos crêpes sous le bras et avons rejoint Marie qui habite à côté.
En moins  d'une heure et demi, nos 30 crêpes étaient parties. Nous nous étions remboursés les frais (farine, poêle, oeufs, confiture...) et avions fait un bon bénéfice. Seulement les gens en redemandait et nous n'en avions plu alors dimanche prochain c'est parti pour une bonne soixantaine de crêpes!! yepa!

Comme il restait un peu de pâte, ce matin j'ai pu en faire une petite dixaine pour le petit dej. Trois amis de Mélissa dorment à la maison depuis dimanche. Ils viennent de Lima et o
n fait 4 jours de bus pour arriver. Il s'agit de louis et e
merick (français) et Lucas (italien) tous trois dessinateurs, créateurs loufoques de vêtements et de bonne humeur. Les crêpes ont fait sensation évidement sauf qu'à un moment, en voulant en faire sauter une pour la retourner (d'ailleurs j'ai vraiment acquis la technique, je su
is très fière), le manche de la poêle s'est désolidariser et ma crêpe a fait un tour en l'air en même temps que la poêle brûlante. A peine 10 jours que nous l'avions acheté! Heureusement une clef à molette toute rouillée traînait dans un placard de la maison alors elle a fait manche pour aider à finir l'activité.
Puis en bicyclette, je suis retournée là où nous l'avions acheté; il n'y avait plus la même alors j'ai du payer la différence après avoir tenter de négocier durant 15 minutes avec la super arrière caisse au far à paupières rose fushia du supermarché." Le manche à quand même fondu" que je lui disais avec mes gros yeux et puis "c'est pas de ma faute si vous n'avez plus la même poêle que celle que j'ai acheté". Enfin bref pour 5 pesos de plus, on a un instrument avec des vis, une autre histoire 
de poêle qui s'envole est écartée.

Hier soir, on a eu oui dire qu'une maison de 32 chambres se libé
rait pour un prix vraiment ridicule. C'était un ancien hôtel (Petit hôtel qu'il s'appelait) alors on a tous mis des manteaux, des chap
eaux et des lunettes que les amis fabriquent pour partir en vadrouille et commencer ainsi à leur faire de la pub. (photos)

Impossible de trouver la maison...mais on croise Luis, l'ami colombien qui nous avait donner le tuyaux alors il avoue qu'il ne connaît pas non plus la direction exacte de la casa mais il a, entre temps, eu ouïe dire d'une autre à la boca. On prend donc le bus, il fait déjà nuit. On arrive au port, Caminito est toujours aussi colorée avec ces maisons jaunes, rouges, vertes. Les rues sont justes désertes. A ce moment là on est une bonne bande de 7 alors on a pas trop peur même si les gens à qui on demande la rue nous disent de ne pas trop traîner par là et surtout ne connaissent pas cette rue...
L'adresse est Padre Gotré al 666. On dirait une mauvaise blague non?
Finalement après une bonne demi heure de marche nous la trouvons, elle est sans issue.
Nous nous enfonçons. Le numéro 666 est une maison rose un peu sale tout au bout de la rue. Vraiment la dernière maison, après c'est un mur en béton gigantesque. Devant, des carcasses de voitures toutes rouillées. Nous frappons sans espoir car les volets sont fermés et il semble qu'il n'y ai pas âme qui vivent dans cette maison que nous pensions fantômes quelques minutes plus tôt. Une vois s'échappe alors des volets et une petit grille s'ouvre laissant apparaître une bouche masculine. Marie et moi nous approchons pour nous présenter. L'homme ouvre la porte. Il ne peut pas nous faire visiter à cette heure tardive mais nous dit de repasser le samedi.
il vit dans la maison et l'annonce parut sur internet semble un peu erronée tout à coup. "Maison avec 7 pièces" devient une pièce à louer. bizarre
Alors on repart, un peu triste mais enjoués par l'aventure. une ambiance film d'épouvante avec tous ces détails du soir et une boca inquiétante mais si belle.

mercredi 7 mai 2008

Aujourd'hui bicyclette. Melissa en avait repare une, je fais l'autre. Pas de pistes cyclabes alors faut quand même faire bien attention aux voitures et aux pots d'echappements pouries des bus. J' ai connu plus agreable como ballade a velo tout de même. Vous excuserez mon orthographe mais je suis dans un cyber et ne suis plus habitue auz claviers a l espagnol, hein papa?
Je me desole encore de la desorganisation des choses et des gens ici mais me voit toujours dans une profonde admiration pou leur calme et leur patience, ce qui n est pas du tout mon cas. Quand par exemple,je prepare un poulet aux peches et aux cacahuetes a la venue d amis pour le dejeuner, j aime bien savoir si je vais au final manger toute seule...quand je donne mes affaires a laver, j aime bien aussi les trouver propres quand je vais les chercher, quand j achete du pain a la boulangerie c est mieux si ca n est pas le modele d exopsition qui siege dans le vitrine depuis deux mois. Enfin je suis un peu ennervee par ce je m enfoutisme vecu ces derniers jours.
Il y a quelque chose de tres fortement present ic a buenos aires, le "c est moins pire qu avant alors ca va". Kirshner semble, plus qu en majorite, bien appreciee. Les porteniens me donnent l impession de se laisser amadouer, de baisser les bras, resultats: commercants souvent malhonnêtes, et mauvaise fois a tout bout de chant. L amitie c est l amitie mais les affaires d argent ne traitent pas avec les sentiments.
Bon voila, j arrete avec ma crise du mal du monde, je ne dirais pas "mal du pays "car il y a de ce que je dis un peu partout, juste que la, en quelques jours, tout semble m être tomber dessus.

Premier devoir SiCA rendu hier. Pas de nouvelles d interview Coppolesque...on retournera sur le tournage pour prendre la tempeature...

dimanche 4 mai 2008

Et ben on a laissé les cv...Nico a envoyé un mail a l'attaché de presse pour l'interview...on attend.
Sinon rencontre de Julien, un parisien, aussi étudiant au SICA, en assistant caméra, m'a été présenté par Antoine, le type qui m'a embauché pour le doublage (d'ailleurs j'aurais bientôt de nouveau du travail). Julien cherche des cadreurs, photographes pour couvrir le rassemblement de la communauté cubaine qui aura lieu a Rosario dans quelques mois en l'honneur de l'anniversaire de la mort du Che. Son plan vient d'une amie cubaine qui souhaite réaliser un documentaire sur la communauté cubaine en Argentine. Pour commencer, Los Van Van passent à la Trastienda club (là où j'avais vu Birkin). C'est un groupe, né en 1969,  et ayant révolutionner la musique populaire cubaine. Julien ira filmer avec une équipe de 2 autres amis. Il aurait besoin de moi pour le rassemblement de Rosario. j'irais tout de même au concert pour prendre la température...enfin on verra combien ça coûte avant...

Sinon rencontre d'amis de l'an dernier encore et de deux français, sortant de St luc, l'école de rêve qu'à fait ma soeurette il y a de ça quelques années. Mais eux trop jeunes pour l'avoir connu la Marion. Par contre t'avais pas un Louis dans tes copains là bas sister?

Sinon, il paraît que j'ai de l'avenir dans le doublage. Antoine m'a dit qu'il me mettrait en relation avec d'autres personnes pour ma voix et sinon j'aurais bientôt une copie de mon "premier passage oral" à la télé. Sinon c'est visible sur le site ce canal 24 je crois.

Euh quoi d'autre? Un devoir à rendre à l'école pour mardi alors je reste sage à la maison ce w.e

Vous avez dla chance! Il commence à faire chaud. Nous on a hâte que les chauffages électriques arrivent dans la maison. Mais plus qu' une petite semaine sous les épaisseurs de pull.

jeudi 1 mai 2008

Pour tout ce qui est séquences scoop, il faudra attendre mon retour ...
Un peu de suspens quoi!


Frero, encore bon annif! 30 ans c'est dingue!

RE SCOOP


Hier soir nous partions pour un anniversaire à San telmo. Avant on avait prévu de faire un saut au tournage de Tetro qui se passait dans la même rue. L'équipe nous a bien reconnu et alors on tailler le bout de gras. On soutirait des infos tant bien que mal, mais par contre il était impossible d'entrer sur le plateau. Seulement le chauffeur de Coppola était si sympa qu'il nous a dit d'attendre quelques minutes car Francis Ford allait arriver à pied. 10 minutes Plus tard, assise sur le trottoir, caméra au poing, il entrait dans le champ et se dirigeait droit sur moi avec un air patibulaire qui semblait dire "c'est moi qui filme ici, pas toi". Résultat: un vrai plan de film de gansters avec le parrain du cinéma au centre de mon cadre!
Puis c'est Vincent Gallo qui est arrivé, avec sa casquette sur la tête, l'air décontracté alors que je m'attendais à un bonhomme odieux qui ne sourit jamais. Mais non, photo et éclats de rire. 
Puis ce fut au tour de Rodrigo de la Serna alias alberto Granado le fidèle ami du Che dans "Carnet de voyage" de Walter Salles, celui qui a aussi réalisé le très beau "Central do Brazil".
Il a lui même habité un mois chez le vrai Alberto 84 ans, vivant toujours, à la Havanne . 

Bon et puis on a proposé de filer un coup de main et on leur amène nos cv demain. On aura plus de chances de pouvoir entrer sur le plateau avec ca paraît il...

Sinon, l'ami Nicolas, des Cahiers du cinéma, a fait un saut hier sur les lieux, suite à nos indications et a décidé de faire une interview de Coppola. Nous l'avons croisé quand nous partions enfin pour l'anniversaire. Il a pris les coordonnées de l'attaché de presse et nous a rejoint au bar où se donnait l'anniversaire, d'un français d'ailleurs. Alors il s'est proposé qu'on lui fasse les photos pour l'article... et il a accepté volontiers, d'autant plus qu'il parle mal anglais alors il faudra aussi traduire les questions. Ca serait fou !

Sinon aujourd'hui, Caballito pour un déjeuner sympathique avec toute l'équipe du centre culturel. Un scénographe, Carlos Junco, construit des décors de théâtre pour l'adaptation du "Tour du monde en 80 jours"  qui se jouera dans deux semaines au Métropolitain. Il a déjà réalisé des décors pour plusieurs spectacles en Europe. Tout est en polystyrène et une fois poli et peint le résultat est époustouflant. Il finissait un bouddha géant tout à l'heure.
Nous avons donc pris contact comme le prof le demandait mardi. Nous sommes dans un processus de documentaire et on respecte les étapes. C'est assez frustrant parfois car je sent que des choses se disent et je n'ai pas le droit de filmer, si je m'en tient à ce que nous devons respecter. Je fais confiance à la démarche et tente de la comprendre à chaque nouvelle entrevue avec les "protagonistes".  Le documentaire est à rendre à la fin de l'année c'est à dire novembre mais on peut en faire deux; j'aimerai bien faire celui sur la famille mais seule alors je ne sais pas trop comment le dire à Mélissa. On est tout le temps fourrées ensemble alors pas de secrets... Bon enfin on verra bien.