mercredi 10 décembre 2008
jeudi 4 décembre 2008
La vie en suos sol
Pas grand chose de nouveau, sinon que le métro ca rapporte bien. Chanter et gagner des sous en rendant les gens joyeux et détendus quand ils sortent du boulot, c est gratifiant.
Nous ne sommes plus que deux avec des pistes mais le public en face est le même: encourageant et généreux. On se fait même prendre en photo bras dessus bras dessous avec des passagers qui s arretent un moment pour prendre la pose à nos còtés. Trop fandar.
Les choses ont trainées cette dernière semaine pour terminer le disque car le pianniste est parti en vacances en Uruguay et reviens demain, du coup notre départ vers le sud, prévu dimanche, a encore été repoussé suite à un concert pour un anniversaire le soir, ce qui contribue à payer une bonne partie du billet de bus.
Le fête de fin d 'année du Sica était affreusement superficielle: Une musique style mariage de mauvais gôut à la sauce sud américaine. Année 80 "a full" comme on dit ici (oui beaucoup d anglicanismes dans le vocabulaire usuel), une salle bondée, crevant de soif dans la file d attente pour la bière alors que les films de fin d année était projettés au même moment dans un brouhaha pénible. Le directeur est vraiment un gros beauf qu on a mis au premier rang parce qu il avait des contacts fameux, mais ses films font l unanimité : 100% navets. Personne ne disait rien de mal et ca applaudissait (à part Edgar et maca, mes acolytes et sûrement d autres réfractaires par ci par là) : Des films provocs, parfois vraiment trop hollywood donnait de l'école et du ciné argentin à venir, une image vraiment pas folichone. Heureusement c est fini.
Prochaine étape: Puerto Madryn, pour ceux qui regardent sur la carte pour suivre ;)
a bientòt
Nous ne sommes plus que deux avec des pistes mais le public en face est le même: encourageant et généreux. On se fait même prendre en photo bras dessus bras dessous avec des passagers qui s arretent un moment pour prendre la pose à nos còtés. Trop fandar.
Les choses ont trainées cette dernière semaine pour terminer le disque car le pianniste est parti en vacances en Uruguay et reviens demain, du coup notre départ vers le sud, prévu dimanche, a encore été repoussé suite à un concert pour un anniversaire le soir, ce qui contribue à payer une bonne partie du billet de bus.
Le fête de fin d 'année du Sica était affreusement superficielle: Une musique style mariage de mauvais gôut à la sauce sud américaine. Année 80 "a full" comme on dit ici (oui beaucoup d anglicanismes dans le vocabulaire usuel), une salle bondée, crevant de soif dans la file d attente pour la bière alors que les films de fin d année était projettés au même moment dans un brouhaha pénible. Le directeur est vraiment un gros beauf qu on a mis au premier rang parce qu il avait des contacts fameux, mais ses films font l unanimité : 100% navets. Personne ne disait rien de mal et ca applaudissait (à part Edgar et maca, mes acolytes et sûrement d autres réfractaires par ci par là) : Des films provocs, parfois vraiment trop hollywood donnait de l'école et du ciné argentin à venir, une image vraiment pas folichone. Heureusement c est fini.
Prochaine étape: Puerto Madryn, pour ceux qui regardent sur la carte pour suivre ;)
a bientòt
jeudi 27 novembre 2008
Ces deux dernières semaines furent plutot culturelles: rencontre de William Ospina, un ecrivain- historien colombien qui explique l histoire de l amerique du sud dans ces romans adaptés de chroniques.
J ai ensuite suivi un festival de courts metrages brésilien où il n y avait vraiment pas foule, j ai même eue droit à la salle pour moi toute seule une après midi. Il y avait aussi un long métrage sur Cartola , l' inventeur de la Samba. Il fallait voir ca, les spectateurs en majorité brésiliens évidement, chantait et parlait pendant la séance. Quel patriotisme et orgeuil nationaliste en amérique du sud...bref. Le festival présentait des courts métrages vraiment mauvais mais aussi des très bons, il y avait également un panaché des films de l ecole de cine style femis mais payante (la F.U.C) de 1995 à maintenant et les films d il y a 10 ans en jetait vraiment alors que les récents puaient hollywood.
Oui je réfléchis à mon devenir dans cette branche...avec ce rendu de documentaire à l ecole aussi...j ai pas gardé ma langue dans ma poche, j en pouvais plus de les écouter parler de théorie et d ésthétique, de montage, d angles, de construction de la narration et patati, sinon qu il y avait plutot de la matière pour parler sociologie, je sais pas je suis dans une recherche de partage, de connections avec d autres humains et j avais plus envie de parler de concepts sinon de les mettre à l oeuvre en discutant.
Bref, mon docu a été présenté avec des sous titres plus petits que des mouches, Diego n'a pas vraiment preté attention à l importance que ca a ou...parce que le sien était sous titré très lisiblement...compétition?...y a tellement de jalousie et d'orgeuil mal placé dans ce milieux artistiques. pfffffff.
Bref
sinon pour cloturer les absurdités de la grande capitale: Le concert de la philarmonique de Berlin en plein coeur de la ville, marquez 9 de julio dans you tube et ensuite imaginez un orcheste symphonique au milieu de cette immense perif . Ils n'avaient pas coupé toute la circulation du coup un mélange de grande musique et de klaxons appuyé par des jurons: "MI BUENOS AIRES QUERIDO" ah ah ah n importe quoi pour vu que ca en jète mais quand on creuse c est tout pourri à l intérieur.
Bon je suis pas en bonne phase ave cette ville et ces gens mais ca fait un moment que vous le savez, les francaises que je connais sont devenues pareilles on dirait et elle ne comprenne pas pourquoi je ne me sent pas bien ici, mais c est vrai que je ne me sent deja pas bien avec elle...
le mot qui résonne c est superficiel .
Sinon y a eu la Murga. Quand les élèves terminent le bac ou le "brevet" ils louent un train qu ils remplissent de tous les amis, ce train fait un petit tour en ville et les laisse sur un parking où les attend la Murga (groupe de tambours de différentes sortes, type fanfare) qui leur jour des thèmes connus. Les ado se lachent, sautent partout en suivant la Murga aui se déplace jusqu a un grand bar loué aussi pour l occasion: Ce soir là ils devaient être une centaine, déguisés en n' importe quoi et hurlant de joie. Nous on les a laissé continuer la fête et sur le parking avons repris la voiture pour san telmo. Ca faisait un peu décadence j avoue, des minettes de 16 ans déguisé en Barbie, mais pour de vrai c'est à dire que le costume (trois bout de tissus) portait le logo Barbie, et tout ce petit monde complètement saoul. Aucun ne donnait bien l impression d'avoir appris à lire et à écrire correctement.
Le niveau scolaire ici est affligeant, on a un diplôme de fac pour etre psychologue en 4 ans par exemple et la pharmacienne ne sait pas ce que c est que la fucidine, remarque moi non plus je ne savais pas avant de rencontrer les furoncles mais elle elle est sensée filer les bons medocs aux patients quand même.
Très énnervée contre les dernières rencontres "autoctones" , qui se soldent toujours par du vent.
Une paraisse argentinesque contagieuse ...vite quittons l'épicentre du désastre...mais les pistes toujours pas prete à cause de Lucas, argentin gentil mais feignant.
Le dernier concert au gymnase c est très mal passé pour moi, Pati, la femme de Goyo, qui tiennent le lieu m'a remonté les bretelles au nom du groupe parce qu on etait en retard alors que la salle etait vide. Elle a une manière toute à elle désagréable pour faire que les autres se sentent tout petit à coté d elle. ce soir là pour y en avait deja eu trop, j ai craqué. La première moitié du concert je l ai passé dans les toilettes , la deuxième à chanter mais la tête ailleurs.
Une fille dans un groupe c est l aubaine pour les jaloux et les malheureux, c'est elle qui se prend tout dans la figure, les garcons on ose jamais rien leur dire et entre garcon encore moins, on préfère faire les sourds . Une hypocrisie si grande.
Joli tableau hein?
Comme je disais à mon père je vais faire la Nothomb en Argentine...
Cette ville a quelque chose de cauchemardesque.
Demain le zoo et le jardin botanique pour faire coupure.
J ai ensuite suivi un festival de courts metrages brésilien où il n y avait vraiment pas foule, j ai même eue droit à la salle pour moi toute seule une après midi. Il y avait aussi un long métrage sur Cartola , l' inventeur de la Samba. Il fallait voir ca, les spectateurs en majorité brésiliens évidement, chantait et parlait pendant la séance. Quel patriotisme et orgeuil nationaliste en amérique du sud...bref. Le festival présentait des courts métrages vraiment mauvais mais aussi des très bons, il y avait également un panaché des films de l ecole de cine style femis mais payante (la F.U.C) de 1995 à maintenant et les films d il y a 10 ans en jetait vraiment alors que les récents puaient hollywood.
Oui je réfléchis à mon devenir dans cette branche...avec ce rendu de documentaire à l ecole aussi...j ai pas gardé ma langue dans ma poche, j en pouvais plus de les écouter parler de théorie et d ésthétique, de montage, d angles, de construction de la narration et patati, sinon qu il y avait plutot de la matière pour parler sociologie, je sais pas je suis dans une recherche de partage, de connections avec d autres humains et j avais plus envie de parler de concepts sinon de les mettre à l oeuvre en discutant.
Bref, mon docu a été présenté avec des sous titres plus petits que des mouches, Diego n'a pas vraiment preté attention à l importance que ca a ou...parce que le sien était sous titré très lisiblement...compétition?...y a tellement de jalousie et d'orgeuil mal placé dans ce milieux artistiques. pfffffff.
Bref
sinon pour cloturer les absurdités de la grande capitale: Le concert de la philarmonique de Berlin en plein coeur de la ville, marquez 9 de julio dans you tube et ensuite imaginez un orcheste symphonique au milieu de cette immense perif . Ils n'avaient pas coupé toute la circulation du coup un mélange de grande musique et de klaxons appuyé par des jurons: "MI BUENOS AIRES QUERIDO" ah ah ah n importe quoi pour vu que ca en jète mais quand on creuse c est tout pourri à l intérieur.
Bon je suis pas en bonne phase ave cette ville et ces gens mais ca fait un moment que vous le savez, les francaises que je connais sont devenues pareilles on dirait et elle ne comprenne pas pourquoi je ne me sent pas bien ici, mais c est vrai que je ne me sent deja pas bien avec elle...
le mot qui résonne c est superficiel .
Sinon y a eu la Murga. Quand les élèves terminent le bac ou le "brevet" ils louent un train qu ils remplissent de tous les amis, ce train fait un petit tour en ville et les laisse sur un parking où les attend la Murga (groupe de tambours de différentes sortes, type fanfare) qui leur jour des thèmes connus. Les ado se lachent, sautent partout en suivant la Murga aui se déplace jusqu a un grand bar loué aussi pour l occasion: Ce soir là ils devaient être une centaine, déguisés en n' importe quoi et hurlant de joie. Nous on les a laissé continuer la fête et sur le parking avons repris la voiture pour san telmo. Ca faisait un peu décadence j avoue, des minettes de 16 ans déguisé en Barbie, mais pour de vrai c'est à dire que le costume (trois bout de tissus) portait le logo Barbie, et tout ce petit monde complètement saoul. Aucun ne donnait bien l impression d'avoir appris à lire et à écrire correctement.
Le niveau scolaire ici est affligeant, on a un diplôme de fac pour etre psychologue en 4 ans par exemple et la pharmacienne ne sait pas ce que c est que la fucidine, remarque moi non plus je ne savais pas avant de rencontrer les furoncles mais elle elle est sensée filer les bons medocs aux patients quand même.
Très énnervée contre les dernières rencontres "autoctones" , qui se soldent toujours par du vent.
Une paraisse argentinesque contagieuse ...vite quittons l'épicentre du désastre...mais les pistes toujours pas prete à cause de Lucas, argentin gentil mais feignant.
Le dernier concert au gymnase c est très mal passé pour moi, Pati, la femme de Goyo, qui tiennent le lieu m'a remonté les bretelles au nom du groupe parce qu on etait en retard alors que la salle etait vide. Elle a une manière toute à elle désagréable pour faire que les autres se sentent tout petit à coté d elle. ce soir là pour y en avait deja eu trop, j ai craqué. La première moitié du concert je l ai passé dans les toilettes , la deuxième à chanter mais la tête ailleurs.
Une fille dans un groupe c est l aubaine pour les jaloux et les malheureux, c'est elle qui se prend tout dans la figure, les garcons on ose jamais rien leur dire et entre garcon encore moins, on préfère faire les sourds . Une hypocrisie si grande.
Joli tableau hein?
Comme je disais à mon père je vais faire la Nothomb en Argentine...
Cette ville a quelque chose de cauchemardesque.
Demain le zoo et le jardin botanique pour faire coupure.
lundi 17 novembre 2008
Un dictons auquel se fier
Et oui comme je disais précédement: " tout est possible mais rien n est sûr", Efraïn ne partira plus vers le sud avec nous car il a trouvé un contrat bien payé sur la capitale buoouououuoou.
J aurais tout de même fait mes premiers pas sur "scène" avec lui, ayant jouer avec les Wailers et Alpha Blondy sur son île : San Andres au large de la Colombie et en Jamaïque où il séjourna un temps après son adolescence à Cuba.
Bon voilà, c est con parce que sa femme avait un super reflex numérique et je pensais qu elle ferait les photos pendant la virée. bououououou.
Sinon mon docu est fin prêt et sera présenté en classe demain soir.
Le temps est redevenu plus frisquet apres l' orage diluvien du dernier samedi mais le soleil brille toujours.
Nouvelle mission avant le dernier concert du 22 dec:trouver un nouveau compagnon de route car basse et trompette ca anime pas un jour de l'an...
J aurais tout de même fait mes premiers pas sur "scène" avec lui, ayant jouer avec les Wailers et Alpha Blondy sur son île : San Andres au large de la Colombie et en Jamaïque où il séjourna un temps après son adolescence à Cuba.
Bon voilà, c est con parce que sa femme avait un super reflex numérique et je pensais qu elle ferait les photos pendant la virée. bououououou.
Sinon mon docu est fin prêt et sera présenté en classe demain soir.
Le temps est redevenu plus frisquet apres l' orage diluvien du dernier samedi mais le soleil brille toujours.
Nouvelle mission avant le dernier concert du 22 dec:trouver un nouveau compagnon de route car basse et trompette ca anime pas un jour de l'an...
vendredi 14 novembre 2008
Plus de Mar del Plata. Mon documentaire n etant toujours pas sous titré car Diego, l'ami du SICA, sensé me pretter son mac, est parti à Mar del Plata justement ce dernier samedi, du coup je dois rendre le travail ce mardi et doit donc le terminer . Melissa y partait aujourd hui avec Solange, une autre francaise arrivée depuis peu. Mais ce samedi, escapade pour Tigre et le rio Parana pour jouer lors d une variété (rassemblement de jeunes pratiquant theatre, musique, clown, jonglage...) Ainsi, oublier le bruit sourd de la ville et respirer. Le voyage commence à se préciser, nous sommes désormais tous voisins, car Efraïn, le pianniste à emménager, pour les deux semaines restantes avec sa femme, Béatrice, arrivée il y a trois jours de Peirera, Colombie, chez Leo le bassiste qui vit à trois rues de la pension.Ce soir nous jouons dans le petit bar de la calle independencia (san telmo). Le chef Jorge, nous paye une pizza et des mousses et nous donne 100 pesos, puis nous emmène dans son autre local dans le quartier de Belgrano, où il y a une vraie scène et beaucoup plus de gens, là bas on passe au Rhum et on gagne 100 pesos de plus, puis il nous rammène à San Telmo, là où il vit lui aussi avec sa petite famille. Sinon au quotidien, c est le metro qui est devenu notre QG. Les gens s'animent, dansent sur le quai en attendant le metro est se trouve d humeur généreuse. Les flics paraissent ne plus pretter attention au fait qu on travaille sans permis ou plutot arretent de dire qu on aide les voleurs à voler lorsque la foule s' aglutine autour du groupe, surtout que c est carrément le contraire: Les voleurs arretent de voler car ils s arretent pour ecouter le concert, parfois meme danser et chanter. Comme le petit roumain hier, déguisé en Spider man qui resta au moins une demi heure avant de retourner "au travail". Il fait toujours très chaud, et buenos aires à un autre visage en été c est sur.Il faut en profiter car ensuite c est le froid qui nous attend...
Changement de programme
Plus de Mar del Plata. Mon documentaire n etant toujours pas sous titré car Diego, l'ami du SICA, sensé me pretter son mac, est parti à Mar del Plata justement ce dernier samedi, du coup je dois rendre le travail ce mardi et doit donc le terminer . Melissa y partait aujourd hui avec Solange, une autre francaise arrivée depuis peu. Mais ce samedi, escapade pour Tigre et le rio Parana pour jouer lors d une variété (rassemblement de jeunes pratiquant theatre, musique, clown, jonglage...) Ainsi, oublier le bruit sourd de la ville et respirer.
Le voyage commence à se préciser, nous sommes désormais tous voisins, car Efraïn, le pianniste à emménager, pour les deux semaines restantes avec sa femme, Béatrice, arrivée il y a trois jours de Peirera, Colombie, chez Leo le bassiste qui vit à trois rues de la pension.
Ce soir nous jouons dans le petit bar de la calle independencia (san telmo). Le chef Jorge, nous paye une pizza et des mousses et nous donne 100 pesos, puis nous emmène dans son autre local dans le quartier de Belgrano, où il y a une vraie scène et beaucoup plus de gens, là bas on passe au Rhum et on gagne 100 pesos de plus, puis il nous rammène à San Telmo, là où il vit lui aussi avec sa petite famille.
Sinon au quotidien, c est le metro qui est devenu notre QG. Les gens s'animent, dansent sur le quai en attendant le metro est se trouve d humeur généreuse. Les flics paraissent ne plus pretter attention au fait qu on travaille sans permis ou plutot arretent de dire qu on aide les voleurs à voler lorsque la foule s' aglutine autour du groupe, surtout que c est carrément le contraire: Les voleurs arretent de voler car ils s arretent pour ecouter le concert, parfois meme danser et chanter. Comme le petit roumain hier, déguisé en Spider man qui resta au moins une demi heure avant de retourner "au travail".
Il fait toujours très chaud, et buenos aires à un autre visage en été c est sur.
Il faut en profiter car ensuite c est le froid qui nous attend...
Le voyage commence à se préciser, nous sommes désormais tous voisins, car Efraïn, le pianniste à emménager, pour les deux semaines restantes avec sa femme, Béatrice, arrivée il y a trois jours de Peirera, Colombie, chez Leo le bassiste qui vit à trois rues de la pension.
Ce soir nous jouons dans le petit bar de la calle independencia (san telmo). Le chef Jorge, nous paye une pizza et des mousses et nous donne 100 pesos, puis nous emmène dans son autre local dans le quartier de Belgrano, où il y a une vraie scène et beaucoup plus de gens, là bas on passe au Rhum et on gagne 100 pesos de plus, puis il nous rammène à San Telmo, là où il vit lui aussi avec sa petite famille.
Sinon au quotidien, c est le metro qui est devenu notre QG. Les gens s'animent, dansent sur le quai en attendant le metro est se trouve d humeur généreuse. Les flics paraissent ne plus pretter attention au fait qu on travaille sans permis ou plutot arretent de dire qu on aide les voleurs à voler lorsque la foule s' aglutine autour du groupe, surtout que c est carrément le contraire: Les voleurs arretent de voler car ils s arretent pour ecouter le concert, parfois meme danser et chanter. Comme le petit roumain hier, déguisé en Spider man qui resta au moins une demi heure avant de retourner "au travail".
Il fait toujours très chaud, et buenos aires à un autre visage en été c est sur.
Il faut en profiter car ensuite c est le froid qui nous attend...
mardi 4 novembre 2008
Apres un bref passage revivifiant en terre natale du 8 au 20 octobre, me voila de retour au sud.
Prochaine étape: Mar del Plata pour le celèbre festival eponyme du 6 au 16 novembre.
Puis fin novembre remise du documentaire, en sous titrage pour le moment. Debut decembre, en route pour le sud si les pistes qui nous accompagnent sont gravées à temps.
Rencontres d´ Éfraïn, un pianiste colombien de 23 ans qui a vecu de 6 à 15 ans à Cuba. Ils part avec nous pour la "tournée des glaces". Ca va promettre.
Sinon premier concert en public dans une salle samedi dernier, mon micro a déclaré forfait à la deuxième partie du show...plus de voix au sortir du spectacle...Bonne première experience.
Le lendemain rebelotte en la calle defensa pour chanter en plein air avec le beau soleil.
Un bassiste est sur le point de vouloir aussi nous accompagner, il a mon âge et vient du sud. Une entorse à la cheville le cloue chez lui alors il en profite pour apprendre le répertoire et moi je révise en même temps les paroles de nouvelles chansons au programme.
La chose semble encore s organiser pour le mieux, mais comme tout est possible et que rien n est sûr, plus que jamais en amerique du sud me semble t il, ...a ver.
Prochaine étape: Mar del Plata pour le celèbre festival eponyme du 6 au 16 novembre.
Puis fin novembre remise du documentaire, en sous titrage pour le moment. Debut decembre, en route pour le sud si les pistes qui nous accompagnent sont gravées à temps.
Rencontres d´ Éfraïn, un pianiste colombien de 23 ans qui a vecu de 6 à 15 ans à Cuba. Ils part avec nous pour la "tournée des glaces". Ca va promettre.
Sinon premier concert en public dans une salle samedi dernier, mon micro a déclaré forfait à la deuxième partie du show...plus de voix au sortir du spectacle...Bonne première experience.
Le lendemain rebelotte en la calle defensa pour chanter en plein air avec le beau soleil.
Un bassiste est sur le point de vouloir aussi nous accompagner, il a mon âge et vient du sud. Une entorse à la cheville le cloue chez lui alors il en profite pour apprendre le répertoire et moi je révise en même temps les paroles de nouvelles chansons au programme.
La chose semble encore s organiser pour le mieux, mais comme tout est possible et que rien n est sûr, plus que jamais en amerique du sud me semble t il, ...a ver.
mardi 30 septembre 2008
Me revoila
Bonjour à tous,
Apres un enchainement d évènements inouis, sans casi une interruption, je fais mon come back sur le blog avec fotos à l appui.
Ce mois dans le nord Argentin a été des plus agréables. Une chaleur et un soleil requinquant.
Les travaux de la ferme parfois pas faciles car on etait trop nombreux du coup on se marchait un peu dessus. Plus de stress pour Olga et Yann que lorsqu il s agit d un plus petit commité.
dimanche 10 août 2008
Les villages en A
Me voilà à Tilkara, petit village indigène un peu plus au nord encore. La frontière bolivienne est à quelques heures de bus.
En quittant Salta, je me suis rendue vers Humahuaca, J'y ai rencontré Michel et Mariana, un francais et une argentine. Nous avons vadrouillé ensemble jusqu'à Iruya, le village du bout du monde, encerclé de montagnes. Palmira nous a acueilli dans son hotel, avec vue imprenable sur les massifs.
Michel avait une folle envie de soupe à l'oignon;c' est que la journée le soleil brûle mais le soir les températures peuvent descendre en dessous de 0, alors la soupe était bien venue. Palmira nous a prêté sa cuisine et nous avons mangé chez elle avec son mari marco et leur petite fille. Il y avait aussi un couple d argentins rencontrés en haut de la petite colline du village dans l'après midi.
Palmira et Marco son agriculteurs et on sacrifié une partie de leur maison pour faire hotel, afin de payer les études aux trois enfants partis à Salta.
Nous sommes ensuite aller à Tilkara et là, avec cette fois un couple de jeunes de Córdoba, nous sommes montés jusqu'à la gorge du diable. Un chemin désertique et dans les deux sens du therme car pas un pequin sur le site. Evidement on a tous pris des coups de soleil¡
Et puis tout le petit monde est partis pour d'autres horizons et j'ai passé une soirée de plus à Tilkara.
Quand je les ai accompagné au terminal pour prendre le bus, j'ai vu sur la route un bar resto qui disait : Vientos de Paris 21h30 alors j'y suis allée pour manger le soir.
Miguel m'a acceuilli sur le péron, c 'est le chef. Un grand patio et une salle gigantesque pour manger, un jardin immense et plusieurs petites dépendances. Ce fut le tout premier hôtel du village et Miguel en hérita de ses grands parents. Il m'invita à m'assoeir et demanda du vin pour partager. Miguel à la cinquantaine, parle francais et vit entre Charenton et Tilkara...Il est musicien et joue à Monmartre dans une crêperie et au Plumeau.
Il a transformé cet hôtel en resto bar concert que sa soeur tient quand il est en France.
Miguel à un ami francais ici, Rémy, peintre et proprio d'un grand domaine dans lequel il fait chambres d´hôtes pour "artistes" avec activités originales en tous genre.
Rémy est arrivé justement ensuite avec un couple d'amis de Lyon et leurs fils. Engagés alter mondialiste je leur ai parlé de la ferme de Vaqueros. Puis les musiciens sont arrivés.
Alors que le concert jouait, Miguel et Rémy m'ont raconté que Raymond Depardon était venu manger une fois ici, en effet lors d'une fête que Miguel avait oragnisé, un ami commun lui avait proposé de venir. Enchanté par les lieux et la région il avait dit que sa lui donnait des envies de fictions et qu'il reviendrait..Tant de points qui convergaient.
Puis le groupe (un guitariste bolivien , chantant à la fois et un charanguero(le chanrango est une petite guitare typique au son aigu et au 12 cordes) laissa place à Miguel au saxo, à la flûte de pan et à la kena (sorte de flûte).
Alors je fis la rencontre d'Eliceo, le charanguero. Moi qui veut apprendre cet instrument depuis si longtemps. Eliceo est originaire de Tilkara mais vit à buenos aires où il suit un cours de Folklore à l univ nationale de la capitale, ravie d'apprendre que ca existait.
De plus il est musicien pour la fameuse peña mensuelle de Caballito, le centre où nous faisons le documentaire...trop de coïncidences non?
Du coup échange de numéro toute la soirée avec ce monde qui finit un peu saoul car Miguel fait ouvrir des bouteilles alors que celles commencées ne sont pas encore terminées.
Une bonne ambiance on a même dansé la salsa.
Ce matin Pumamarca, petit bled avec la célèbre vue sur la montagne au 7 couleurs et rencontre coïncidence avec Manuela et son amoureux, connaissances de la capitale.
Me voilà désormais de retour sur Tilkara et demain je retourne vers Salta pour Vaqueros car j'ai demandé si je pouvais entrer dans le woof deux semaines. Olga et Yann ont accépté avec joie, un peu surpris de mon retour et de cet engouement que j'ai surement du cacher lors de ma journée la bas en leur compagnie.
Je dormirais dans la tente la première semaine car le couple de Belges ne part que vendredi, ensuite j'aurais mon lit dans le cabanon avec les zouaves de France.
La rentrée c est mardi mais ca ne me semble pas bien grave de rater les deux premier cours étant donné aussi le mal que m'a fait la ville ces derniers temps. Pas encore prête pour réafronter les contrariétés porteniennes...
Du coup c'est un peu comme si j'etais en vacances d'été, car il fait une chaleur et un soleil incroyable. Moi qui suis arrivée avec tous mes pulls sans m'être rendue compte que j'allais au tropique du Capricorne...
Les photos viendront à mon retour car je veux profiter au maximum de cette lumière réparatrice plutôt que de rester enfermée au cyber hein¡
bises
En quittant Salta, je me suis rendue vers Humahuaca, J'y ai rencontré Michel et Mariana, un francais et une argentine. Nous avons vadrouillé ensemble jusqu'à Iruya, le village du bout du monde, encerclé de montagnes. Palmira nous a acueilli dans son hotel, avec vue imprenable sur les massifs.
Michel avait une folle envie de soupe à l'oignon;c' est que la journée le soleil brûle mais le soir les températures peuvent descendre en dessous de 0, alors la soupe était bien venue. Palmira nous a prêté sa cuisine et nous avons mangé chez elle avec son mari marco et leur petite fille. Il y avait aussi un couple d argentins rencontrés en haut de la petite colline du village dans l'après midi.
Palmira et Marco son agriculteurs et on sacrifié une partie de leur maison pour faire hotel, afin de payer les études aux trois enfants partis à Salta.
Nous sommes ensuite aller à Tilkara et là, avec cette fois un couple de jeunes de Córdoba, nous sommes montés jusqu'à la gorge du diable. Un chemin désertique et dans les deux sens du therme car pas un pequin sur le site. Evidement on a tous pris des coups de soleil¡
Et puis tout le petit monde est partis pour d'autres horizons et j'ai passé une soirée de plus à Tilkara.
Quand je les ai accompagné au terminal pour prendre le bus, j'ai vu sur la route un bar resto qui disait : Vientos de Paris 21h30 alors j'y suis allée pour manger le soir.
Miguel m'a acceuilli sur le péron, c 'est le chef. Un grand patio et une salle gigantesque pour manger, un jardin immense et plusieurs petites dépendances. Ce fut le tout premier hôtel du village et Miguel en hérita de ses grands parents. Il m'invita à m'assoeir et demanda du vin pour partager. Miguel à la cinquantaine, parle francais et vit entre Charenton et Tilkara...Il est musicien et joue à Monmartre dans une crêperie et au Plumeau.
Il a transformé cet hôtel en resto bar concert que sa soeur tient quand il est en France.
Miguel à un ami francais ici, Rémy, peintre et proprio d'un grand domaine dans lequel il fait chambres d´hôtes pour "artistes" avec activités originales en tous genre.
Rémy est arrivé justement ensuite avec un couple d'amis de Lyon et leurs fils. Engagés alter mondialiste je leur ai parlé de la ferme de Vaqueros. Puis les musiciens sont arrivés.
Alors que le concert jouait, Miguel et Rémy m'ont raconté que Raymond Depardon était venu manger une fois ici, en effet lors d'une fête que Miguel avait oragnisé, un ami commun lui avait proposé de venir. Enchanté par les lieux et la région il avait dit que sa lui donnait des envies de fictions et qu'il reviendrait..Tant de points qui convergaient.
Puis le groupe (un guitariste bolivien , chantant à la fois et un charanguero(le chanrango est une petite guitare typique au son aigu et au 12 cordes) laissa place à Miguel au saxo, à la flûte de pan et à la kena (sorte de flûte).
Alors je fis la rencontre d'Eliceo, le charanguero. Moi qui veut apprendre cet instrument depuis si longtemps. Eliceo est originaire de Tilkara mais vit à buenos aires où il suit un cours de Folklore à l univ nationale de la capitale, ravie d'apprendre que ca existait.
De plus il est musicien pour la fameuse peña mensuelle de Caballito, le centre où nous faisons le documentaire...trop de coïncidences non?
Du coup échange de numéro toute la soirée avec ce monde qui finit un peu saoul car Miguel fait ouvrir des bouteilles alors que celles commencées ne sont pas encore terminées.
Une bonne ambiance on a même dansé la salsa.
Ce matin Pumamarca, petit bled avec la célèbre vue sur la montagne au 7 couleurs et rencontre coïncidence avec Manuela et son amoureux, connaissances de la capitale.
Me voilà désormais de retour sur Tilkara et demain je retourne vers Salta pour Vaqueros car j'ai demandé si je pouvais entrer dans le woof deux semaines. Olga et Yann ont accépté avec joie, un peu surpris de mon retour et de cet engouement que j'ai surement du cacher lors de ma journée la bas en leur compagnie.
Je dormirais dans la tente la première semaine car le couple de Belges ne part que vendredi, ensuite j'aurais mon lit dans le cabanon avec les zouaves de France.
La rentrée c est mardi mais ca ne me semble pas bien grave de rater les deux premier cours étant donné aussi le mal que m'a fait la ville ces derniers temps. Pas encore prête pour réafronter les contrariétés porteniennes...
Du coup c'est un peu comme si j'etais en vacances d'été, car il fait une chaleur et un soleil incroyable. Moi qui suis arrivée avec tous mes pulls sans m'être rendue compte que j'allais au tropique du Capricorne...
Les photos viendront à mon retour car je veux profiter au maximum de cette lumière réparatrice plutôt que de rester enfermée au cyber hein¡
bises
lundi 4 août 2008
Vaqueros
Je suis donc arrivées chez la famille du petit pueblo qu on m avait indiqué: Vaqueros.
Samedi midi pour le déjeuner, j'ai donc rencontré Alejandra et Harold, les parents et Olmo, Violeta et Maïté, le grand frère de 10 ans et le deux petites soeur de 8 et 6.
Une petite maison en bois construite en deux jours par les artisans de Salta et entourée d'un grand jardin, avec un potager, et un petit ruisseau.
Ici on écoute Sousheela Rahman et on fait le composte; on prend son temps mais on ne glande pas.
Les enfants sont adorables, ils vont à l'ecole le matin et l'apres midi ils peuvent jouer à leur gré. Ils connaissent bien leur campagne et sa faune, adorent le cirque et le pratiquent dans le hangard de la place qui abrite le centre culturel.
Harold c est le dentiste du village et Aleja s'occupe du jardin d'enfants de l'université de Salta.
La dodoche dans le jardin fait aussi partie de la famille et les virées tous ensemble sont comiques car elle peine un peu pour les côtes.
Un peu plus haut, il y a une ferme et un groupe de francais habite , une petite cabane un peu à l'écart, dans le cadre du WOOF ( nourrit loger dans une ferme en échange d'aides aux tâches): Ils arrivent de Guyane à pied et on traversé le Brésil avec une mule et une charette. Tellement peu commun de recontrer des frenchy de ce genre...Du coup ils apprenent la fabrication du fromage de chèvre, et cultive l'Eucalyptus . Un projet de risière est en cours aussi.
Hier soir j'ai traversé le bout de forêt puis monté la colline, ils faisaient des crêpes alors je me suis fait inviter à manger. Un couple de belges avaient intégrés le woof le samedi alors on étaient une bonne tablée. Moyenne d'âge 25 ans.
Le couple d'agriculteur qui les recoivent a longtemps vécu sur l'île de Paques puis s est installé il y a quelques annés dans la province de Salta.
Les francais restent encore un mois puis se dirigeront, toujours à pieds, et avec une chèvre en plus, vers la belle Bolivie. Ils ont appris les points de macramé pour fabriquer les bracelets et ont le matériel nécessaire pour création de colliers et boucles d'oreilles en métal, l'un d'eux fait même du crochet¡
Pour le moment je suis bien, au vert, et le soleil est revenu. J'irais peut être vers Cafayate mais j'avoue avoir bien envie d'apprendre un peu le fromage...Seulement la maison n est pas grande et je ne veux pas gêner la famille...
Mes amis mexicain et equatorien, rencontrés dans l'hotel à Salta, ne m'ont pas écrit. On devaient peut être se trouver pour passer ensemble la frontière bolivienne...je donnerai un saut vers l'hotel voir s'ils y sont encore sinon je partirais mercredi je pense. Eux font partis de l'ecole de cirque de Buenos aires et sont là comme moi, pour les vacances d'hiver...D'hiver? C est vrai qu'avec ce soleil et cette douce chaleur, on a du mal à y croire.
Photos bientôt.
Samedi midi pour le déjeuner, j'ai donc rencontré Alejandra et Harold, les parents et Olmo, Violeta et Maïté, le grand frère de 10 ans et le deux petites soeur de 8 et 6.
Une petite maison en bois construite en deux jours par les artisans de Salta et entourée d'un grand jardin, avec un potager, et un petit ruisseau.
Ici on écoute Sousheela Rahman et on fait le composte; on prend son temps mais on ne glande pas.
Les enfants sont adorables, ils vont à l'ecole le matin et l'apres midi ils peuvent jouer à leur gré. Ils connaissent bien leur campagne et sa faune, adorent le cirque et le pratiquent dans le hangard de la place qui abrite le centre culturel.
Harold c est le dentiste du village et Aleja s'occupe du jardin d'enfants de l'université de Salta.
La dodoche dans le jardin fait aussi partie de la famille et les virées tous ensemble sont comiques car elle peine un peu pour les côtes.
Un peu plus haut, il y a une ferme et un groupe de francais habite , une petite cabane un peu à l'écart, dans le cadre du WOOF ( nourrit loger dans une ferme en échange d'aides aux tâches): Ils arrivent de Guyane à pied et on traversé le Brésil avec une mule et une charette. Tellement peu commun de recontrer des frenchy de ce genre...Du coup ils apprenent la fabrication du fromage de chèvre, et cultive l'Eucalyptus . Un projet de risière est en cours aussi.
Hier soir j'ai traversé le bout de forêt puis monté la colline, ils faisaient des crêpes alors je me suis fait inviter à manger. Un couple de belges avaient intégrés le woof le samedi alors on étaient une bonne tablée. Moyenne d'âge 25 ans.
Le couple d'agriculteur qui les recoivent a longtemps vécu sur l'île de Paques puis s est installé il y a quelques annés dans la province de Salta.
Les francais restent encore un mois puis se dirigeront, toujours à pieds, et avec une chèvre en plus, vers la belle Bolivie. Ils ont appris les points de macramé pour fabriquer les bracelets et ont le matériel nécessaire pour création de colliers et boucles d'oreilles en métal, l'un d'eux fait même du crochet¡
Pour le moment je suis bien, au vert, et le soleil est revenu. J'irais peut être vers Cafayate mais j'avoue avoir bien envie d'apprendre un peu le fromage...Seulement la maison n est pas grande et je ne veux pas gêner la famille...
Mes amis mexicain et equatorien, rencontrés dans l'hotel à Salta, ne m'ont pas écrit. On devaient peut être se trouver pour passer ensemble la frontière bolivienne...je donnerai un saut vers l'hotel voir s'ils y sont encore sinon je partirais mercredi je pense. Eux font partis de l'ecole de cirque de Buenos aires et sont là comme moi, pour les vacances d'hiver...D'hiver? C est vrai qu'avec ce soleil et cette douce chaleur, on a du mal à y croire.
Photos bientôt.
vendredi 1 août 2008
Vive les vacances
Nous voilà le 1er aout 2008, dejà à la moitié de mon périple argentinesque.
Comme en vacances y a du soleil et des découvertes, j ai décidé de quitter un peu la capitale, pour le nord Est du pays et bingo, une chaleur et des paysages hallucinaments grands et variés.
La cordillère au loin et le désert tout prêt.
Ici à Salta, dans la ville où je suis depuis deux jours, il y a des cabinets de dentistes partout...va savoir pourquoi? Même si c est vrai que l'Argentine est connue pour les soins dentaires super pas chèrs mais ca néxplique pas le pourquoi du comment...
Demain, j'irais chez Harold et Aleja, un couple d'amis qui vivent dans un petit village non loin de la ville. Harold est dentiste figurez vous...alors je lui demanderai à l'occasion.
Je pense passer le week end avec eux et leurs enfants puis continuer par Cafayate, Cachi...Jujuy je ne sais pas dans quel ordre, je n ai aucun guide, je demande conseil au fur et à mesure...suit un peu mon instinct.
J`hésitais à remonter jusqu'à la Bolivie, mais je ne sais pas si j'ai le courage de nouveau pour un changement de monnaie et un passage de frontière car quand je me rappèle celui du Perú à la Bolivie l'an passé, j'ai un peu des frissons dans le dos...
J'y vais tranquille, j'ai le temps, et je le prends. C'est tellement bon d'être loin de cette vorace capitale et de sentir les odeurs par milliers, de voir des arbres en fleurs. Nan j'exagère pas, je vous jure que ca m'a fait un effet boeuf après 5 mois de goudron sans horizons.
Des photos bien sûr très prochainement quand je trouve un ordi convenable.
Bonnes vacances à tous¡ Que le soleil brille dans vos coeurs¡
Comme en vacances y a du soleil et des découvertes, j ai décidé de quitter un peu la capitale, pour le nord Est du pays et bingo, une chaleur et des paysages hallucinaments grands et variés.
La cordillère au loin et le désert tout prêt.
Ici à Salta, dans la ville où je suis depuis deux jours, il y a des cabinets de dentistes partout...va savoir pourquoi? Même si c est vrai que l'Argentine est connue pour les soins dentaires super pas chèrs mais ca néxplique pas le pourquoi du comment...
Demain, j'irais chez Harold et Aleja, un couple d'amis qui vivent dans un petit village non loin de la ville. Harold est dentiste figurez vous...alors je lui demanderai à l'occasion.
Je pense passer le week end avec eux et leurs enfants puis continuer par Cafayate, Cachi...Jujuy je ne sais pas dans quel ordre, je n ai aucun guide, je demande conseil au fur et à mesure...suit un peu mon instinct.
J`hésitais à remonter jusqu'à la Bolivie, mais je ne sais pas si j'ai le courage de nouveau pour un changement de monnaie et un passage de frontière car quand je me rappèle celui du Perú à la Bolivie l'an passé, j'ai un peu des frissons dans le dos...
J'y vais tranquille, j'ai le temps, et je le prends. C'est tellement bon d'être loin de cette vorace capitale et de sentir les odeurs par milliers, de voir des arbres en fleurs. Nan j'exagère pas, je vous jure que ca m'a fait un effet boeuf après 5 mois de goudron sans horizons.
Des photos bien sûr très prochainement quand je trouve un ordi convenable.
Bonnes vacances à tous¡ Que le soleil brille dans vos coeurs¡
vendredi 18 juillet 2008
L'école de langue, Atlas institute, m'a accépté en tant que prof, je donnerai donc deux cours en plus de ceux à domicile. La directrice parle assez bien francais, elle prendra un cours avec moi pour ne pas perdre et je rencontrerais Ayelen, mardi prochain pour de la grammaire.
Sinon ce soir Andrea, qui passe un diplôme de langue étrangère: le DELF, et qui partira rejoindre sa famille argentine habitant Tenerife à la fin de l'année.
Demain de nouveau Federico de 11 à 13h puis direction caballito pour l'interview de Guiché, un professeur de fabrication de percussions, afin de rendre la séquence mardi pour le dernier cours du premier cuatrimestre au SICA et savoir si nous sommes accéptées pour suivre le deuxième.
Le soleil chauffe toujours mais le vent à bien rafraichi la capitale tout de même. J'ai fait un tour dans le quartier de Florida et suis montée en haut d'une tour. Au 23 ème étage, une vue imprenable sur Buenos Aires... on voit même la mer....
lundi 14 juillet 2008
Week end étrange
Rencontre de "Alegria de a peso", un groupe de musiciens qui on fait un tour d amerique à la recherche de nouveaux instruments et de rencontres de maestro. Depuis 7 ans ils vivent dans une maison dans le quartier de Belgrano, une ancienne maison clause, totalement refaite à neuf avec le charme des couleurs qui jurent sur les murs.
Pour vivre, ce groupe d'amis organisent des fêtes dans cette grande maison, dans laquelle ils ont construit un bar. Le principe, les musiciens qui veulent amènent leur(s) instrument(s) et, dans le salon, montent sur la petite scène quand ca les tentent. Ce vendredi, lorsque j y suis allée pour la première fois, il s'agissait de jazz, une jolie rousse à la batterie, l'accordeoniste chanteur d"alegria de a peso" qui jouait de la basse à cette occasion et un guitariste electroacoustique. Mais "alegria de a peso" joue du vallenato, une musique des caraibes, avec l' accordeon typique genre lambada mais c est juste pour donner une idée, parce qu' evidement ca sonne plus authentique que ce tube trop écouté.
A la fin du "concert jam", ils m ont invité à petit dejeuner au café du coin, il y avait tout le groupe ( 6 membres, 2 percussionistes, 2 guitaristes, un accordeoniste, un bassiste, mais tous jouent de trois instruments au minimum) et des amis dont une fille qui tient le bar lors des soirées le samedi soir. Des jeunes motivés, passionés, et doués,ca faisait chaud au coeur: Hier soir ils rejouaient gratuit ,pour aider un quartier pauvre de buenos aires, au "6 ème étage". Un lieu au 6ème étage d un immeuble au bout d une ligne de metro. Ils ont cassé les murs entre les appartements de tout un étage, ce qui donne une très grande surface pour danser, projeter des films, jouer de la musique mais aussi dans la semaine, pour des activités culturelles et sportives pas chères.
J ai lancé l idée de leur faire des badges , ca leur a plu car ils ont déjà le dessin tout prêt et comme ils partent au Bresil faire une petite tournée pour les vacances, ca pourrait être la bonne occasion pour les vendre.
Sinon mon premier cours de francais s est bien passé avec Federico: Il souhaitent partir l' an prochain en Nouvelle Zelande et en Polynesie francaise. Il a pris 5 cours à l'alliance francaise mais le prof ne parlait que francais et lui le pauvre il ne comprenait pas un traitre mot. Il est donc aller le voir a la fin du 5ème cours piur lui confier son désespoir et le prof a répondu que le cours fonctionnait ainsi et que s il n était pas content il pouvait prendre la porte. Sympa, pour des cours qui coutent 40 à 50 pesos...Alors je pense qu il est content avec moi car je lui prend 20 pesos et lui permet de ne rouler les R.
Ensuite Dimanche aprem, on a sorti la table pour vendre les crêpes, les bougies, les badges et les disques de Cali che pour la traditionnelle feria mais Matu s est fait voler sa basse alors que Naomi, la percussioniste était sensée la garder...Et puis deux policiers en civils sont venus nous voir pour nous demander de remballer car nous n' avions soit disant pas le droit de vendre de la nourriture sans permis du gobierno de la ciudad, la mairie de buenos aires. Pourtant c est le principe de la feria mais il faut mettre par terre ou déambuler, si tu as une table bien propre ca marche pas...enfin...on s habitue aux contradictions de ce pays, on en rit...un peu jaune.
Et puis Samedi c etait l annif de Sven, il a passé la journée dans un salon de nourritures artisanales et il en est rentré les bras pleins de fromages délicieux, de liqueur de fraise, d' amendes, de saucissons et Lucy lui a offert une bouteille de vin rouge. Melissa, Marie et Uli sont venus manger mais sven voulait pas que je dise que c etait son annif mais Lucy est arrivée et a voulu nous prendre en photo alors les filles ont demandé pourquoi et elle a dit que c' etait pour marquer l'occasion alors on a du donner des explications...
Une nouvelle semaine commence déjà. Ici il fait un temps d'été, grand soleil et dehors sans manteau. Incroyablement inquiétant, et ce Perrito moreno qui fond en hiver...
Pour vivre, ce groupe d'amis organisent des fêtes dans cette grande maison, dans laquelle ils ont construit un bar. Le principe, les musiciens qui veulent amènent leur(s) instrument(s) et, dans le salon, montent sur la petite scène quand ca les tentent. Ce vendredi, lorsque j y suis allée pour la première fois, il s'agissait de jazz, une jolie rousse à la batterie, l'accordeoniste chanteur d"alegria de a peso" qui jouait de la basse à cette occasion et un guitariste electroacoustique. Mais "alegria de a peso" joue du vallenato, une musique des caraibes, avec l' accordeon typique genre lambada mais c est juste pour donner une idée, parce qu' evidement ca sonne plus authentique que ce tube trop écouté.
A la fin du "concert jam", ils m ont invité à petit dejeuner au café du coin, il y avait tout le groupe ( 6 membres, 2 percussionistes, 2 guitaristes, un accordeoniste, un bassiste, mais tous jouent de trois instruments au minimum) et des amis dont une fille qui tient le bar lors des soirées le samedi soir. Des jeunes motivés, passionés, et doués,ca faisait chaud au coeur: Hier soir ils rejouaient gratuit ,pour aider un quartier pauvre de buenos aires, au "6 ème étage". Un lieu au 6ème étage d un immeuble au bout d une ligne de metro. Ils ont cassé les murs entre les appartements de tout un étage, ce qui donne une très grande surface pour danser, projeter des films, jouer de la musique mais aussi dans la semaine, pour des activités culturelles et sportives pas chères.
J ai lancé l idée de leur faire des badges , ca leur a plu car ils ont déjà le dessin tout prêt et comme ils partent au Bresil faire une petite tournée pour les vacances, ca pourrait être la bonne occasion pour les vendre.
Sinon mon premier cours de francais s est bien passé avec Federico: Il souhaitent partir l' an prochain en Nouvelle Zelande et en Polynesie francaise. Il a pris 5 cours à l'alliance francaise mais le prof ne parlait que francais et lui le pauvre il ne comprenait pas un traitre mot. Il est donc aller le voir a la fin du 5ème cours piur lui confier son désespoir et le prof a répondu que le cours fonctionnait ainsi et que s il n était pas content il pouvait prendre la porte. Sympa, pour des cours qui coutent 40 à 50 pesos...Alors je pense qu il est content avec moi car je lui prend 20 pesos et lui permet de ne rouler les R.
Ensuite Dimanche aprem, on a sorti la table pour vendre les crêpes, les bougies, les badges et les disques de Cali che pour la traditionnelle feria mais Matu s est fait voler sa basse alors que Naomi, la percussioniste était sensée la garder...Et puis deux policiers en civils sont venus nous voir pour nous demander de remballer car nous n' avions soit disant pas le droit de vendre de la nourriture sans permis du gobierno de la ciudad, la mairie de buenos aires. Pourtant c est le principe de la feria mais il faut mettre par terre ou déambuler, si tu as une table bien propre ca marche pas...enfin...on s habitue aux contradictions de ce pays, on en rit...un peu jaune.
Et puis Samedi c etait l annif de Sven, il a passé la journée dans un salon de nourritures artisanales et il en est rentré les bras pleins de fromages délicieux, de liqueur de fraise, d' amendes, de saucissons et Lucy lui a offert une bouteille de vin rouge. Melissa, Marie et Uli sont venus manger mais sven voulait pas que je dise que c etait son annif mais Lucy est arrivée et a voulu nous prendre en photo alors les filles ont demandé pourquoi et elle a dit que c' etait pour marquer l'occasion alors on a du donner des explications...
Une nouvelle semaine commence déjà. Ici il fait un temps d'été, grand soleil et dehors sans manteau. Incroyablement inquiétant, et ce Perrito moreno qui fond en hiver...
jeudi 10 juillet 2008
Casi un mois sans blogger...
Me revoila, avec plus d energie que ces derniers temps, un peu flous.
Petite introspection, doutes existentiels...Envie de rentrer.
Mais reprenant du poil de la bête, un travail m'est quasiment tombé du ciel...
L'amie allemande Sigrün, a organisé une petite fête pour dire adieu avant de retrouver sa petite ville près de Berlin. A cette fête, Frederic, ici depuis 7 mois, dit qu il donne des cours de francais.
Une semaine plus tard , fète de la musique à l'alliance francaise, Frederic est là. Je lui reparle de ses cours, il se fait qu il rentre en France et cherche quelqu'un pour le remplacer.
Ce matin, Je le retrouve avant qu il prenne son avion, il me donne numeros et contacts, plus quelques conseils dans un petit bar bien typique du quartier villa crespo.
Deux nouvelles idées de film documentaire et d exposition me viennent cette après midi, profitant de la dynamique énergique du matin.
Ce mercredi, fête de l indépendance de l' Argentine, il y avait les gauchos de sortie en ville dans le quartier de caballito. Ávec Melissa, nous sommes partie filmer.
Ils déposent une couche de sable sur le bitum dans une rue sans issue et au milieu de cette dernière, un sorte de porche en fer. Accroché au milieu de la barre horizontale, à 3 mètres du sol, un petit anneau riquiqui pendouille au bout d un fil. Le gaucho se prépare avec sa monture et part au troisieme gallop, un pic à la main. Quand il approche le porche, il se lève pour attraper l'anneau au moyen du pic, s il reussit à l' attraper, la foule en délire applaudit et crie.
Vacances de SICA dans deux semaines, il nous manque le troisième travail filmé à rendre:
L 'interview. Nous devons choisir un des actants du centre culturel ...Nous saurons, une fois rendu, si je nous sommes accéptées pour la deuxième session de cours.
La classe s est vidée au fil des mois et alors que nous étions une vingtaine, l effectif est désormais reduit de moitié, un petit groupe sympathique qui du coup communique plus.
Sven a emménagé il y a deux jours, il travaille à la maison, dans le bureau où nous avons internet. On est face à face avec nos ordi respectif ( moi j utilise celui de Lucy car le mien n est toujours pas réparé).
Petite introspection, doutes existentiels...Envie de rentrer.
Mais reprenant du poil de la bête, un travail m'est quasiment tombé du ciel...
L'amie allemande Sigrün, a organisé une petite fête pour dire adieu avant de retrouver sa petite ville près de Berlin. A cette fête, Frederic, ici depuis 7 mois, dit qu il donne des cours de francais.
Une semaine plus tard , fète de la musique à l'alliance francaise, Frederic est là. Je lui reparle de ses cours, il se fait qu il rentre en France et cherche quelqu'un pour le remplacer.
Ce matin, Je le retrouve avant qu il prenne son avion, il me donne numeros et contacts, plus quelques conseils dans un petit bar bien typique du quartier villa crespo.
Deux nouvelles idées de film documentaire et d exposition me viennent cette après midi, profitant de la dynamique énergique du matin.
Ce mercredi, fête de l indépendance de l' Argentine, il y avait les gauchos de sortie en ville dans le quartier de caballito. Ávec Melissa, nous sommes partie filmer.
Ils déposent une couche de sable sur le bitum dans une rue sans issue et au milieu de cette dernière, un sorte de porche en fer. Accroché au milieu de la barre horizontale, à 3 mètres du sol, un petit anneau riquiqui pendouille au bout d un fil. Le gaucho se prépare avec sa monture et part au troisieme gallop, un pic à la main. Quand il approche le porche, il se lève pour attraper l'anneau au moyen du pic, s il reussit à l' attraper, la foule en délire applaudit et crie.
Vacances de SICA dans deux semaines, il nous manque le troisième travail filmé à rendre:
L 'interview. Nous devons choisir un des actants du centre culturel ...Nous saurons, une fois rendu, si je nous sommes accéptées pour la deuxième session de cours.
La classe s est vidée au fil des mois et alors que nous étions une vingtaine, l effectif est désormais reduit de moitié, un petit groupe sympathique qui du coup communique plus.
Sven a emménagé il y a deux jours, il travaille à la maison, dans le bureau où nous avons internet. On est face à face avec nos ordi respectif ( moi j utilise celui de Lucy car le mien n est toujours pas réparé).
jeudi 19 juin 2008
Lucy, tombée du ciel
Dimanche dernier à le feria de San telmo:
Assise devant le groupe de musiciens en train de jouer, je lève la tête: "Rooms for rent"suivi d'un téléphone, dit une pancarte accrochée au balcon d'un vieil immeuble dans la rue Defensa.
J'envoies un message pour savoir le prix de la chambre.
Le truc c'est que je devais rejoindre Sven, le mardi, dans l'autre maison que j'avais trouvé rue Piedras et dans laquelle j'avais réservé, moyennant monnaie, une chambre. Mais après tout si cette annonce pouvait offrir quelque chose de mieux, moins cher ou plus agréable pourquoi ne pas tenter, in extremis, avant d'emménager dans l'autre...
Après quelques tours dans la féria, un peu lasse du bruit et des odeurs de la rue, ne trouvant pas ma place pour rien et dans rien, je reçu un message. La chambre pouvait se visiter le lendemain.
A midi j'arrivais. Lucy m'accueillait du haut de son bon mètre 8O, sortant de la douche, les cheveux blonds cendrés encore humides. La maison était immense, 6 pièces, un patio, une cuisine une salle de bain, 4 chats, internet, des vélos, une machine à laver, un piano et une collection de disques rock 70 impressionnante.
Lucy m'offrit un capuccino et ont s'assit dans le salon pour parler. Elle était pianniste et son amoureux était parti un temps pour faire le point alors elle se retrouvait seule dans la grande maison familiale. J'avais mon badge F. Zappa, elle était fan.
Mais il ne pouvait pas ne pas y avoir un loup dans toute cette histoire, c'était trop beau. Rencontrer une proprio si sympa; on n'avait pas encore parlé du prix...
Quand tout à coup elle demanda qu'elle était mon budget...900 lui dis je.
Alors elle dit que normalement elle louait pour 1000, ce que je payais à rivadavia et ce pour quoi je m'en fus... Mais absolument surprenante, elle dit que 850 ça serait très bien. Je restais un peu hésitante devant tant de sympathie mais elle changea de sujet et nous nous mimes à parler de Kirshner, là encore elle avait un point de vue originale. Mais elle changeait de sujet à une vitesse que j'avais du mal à suivre. Elle n'avait rien de ce que j'avais pu trouver chez d'autres Argentins et à tel point que c'était douteux. Finalement je l'appellerai quand j'aurais décidé et surtout choisi entre les deux maisons qui s'offraient alors à moi au même moment.
J'appelais Sven, et passais à Piedras. J'avais déjà fait mon choix mais je perdais l'avance que j'avais donné pour la réservation...alors j'appelais la proprio pour lui demander si je pourrais rester le nombre de jours égal à la somme de la réservation. Je devais quitter la pension le mardi et n'avait nul part où aller car je ne pensais pas pouvoir emménager si vite chez Lucy.
J' eue pour réponse un NON féroce, car la réservation valait si je restais un mois dans la maison et que comme je ne resterai que 3 jours ça ne marchait pas. Alors je tentais d'expliquer que mon doute, quand à cette maison, venait aussi de plusieurs choses qui m'avait déplue en la visitant de nouveau quand Sven m'invita un soir à manger. Le chauffage dans la chambre faisait un bruit terrible, internet ne marchait pas, le four non plus et surtout Fatima (si si y'en a un qui le croira pas) vivait là bas et prenait un peu le chou quant à l'orgnisation de la vie en communauté, petite surprise bien cachée lors la première visite de la maison.
Alors elle me dit qu'elle ne voulait plus parler avec moi et elle me raccrocha au nez. Ne jamais vexer un argentin!
Alors le mardi je m'en fus vers Lucy que je réussis à joindre à 1H30 du mat la veille pour l'informer que je débarquerais à 11H le lendemain.
Elle avait tout préparer et offrit même de m'aider au déménagement car 4 rues nous séparaient de la pension. Serviettes de toilettes neuves, couette neuve, petites bougies et parfum d'ambiance dans des photophores. La maison était divine encore plus que la veille.
Mélissa me rejoint et nous partîmes à l'école.
C'était le jour de la projection de notre petit court métrage pour donner une idée du lieu du futur documentaire. Nous fumes acclamées. Le prof rendit aussi le devoir photo et au bas de la dernière page un "Muy bueno trabajo! Notre carnet de bord fut aussi récompenser.
Je retrouvais la maison le soir accompagnée de Marie, enchantée par les lieux. Elle viendrait dans un mois car Lucy règle une des 4 autres chambres pour un prix que dérisoire sachant que Marie n'a pas non plus le sous.
Et puis il y eu le match Argentine/ Brésil et alors Lucy me rappela ses origines, que j'avais jusqu'ici presque oublié. Elle hurlait devant la télé en traitant les jouers de "pelotudos" hummm...ça donne... "lourdaud". Fallait voir ça!
Et voilà j'étais là, au chaud avec rien qui manquait. Juste ces choses à régler avec moi même mais comme il n'y avait plus à penser au matériel, la voix s'ouvrait.
lundi 9 juin 2008
L'hiver s' installe, on hibernerait bien
Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je n'ai pas pris le temps de conter... Moins facile avec cette pension sans internet et aussi beaucoup de travail cette dernière semaine.
Vendredi, j'ai avancer le montage du voyage de l'an dernier. Je me passionne pour ça en ce moment car avec ce froid et aujourd'hui cette pluie, il fait bon être au chaud même si à la pension dans ma chambre, il n'y a pas de chauffage et que je me la joue écrivain maudit avec mes pulls superposés et mes mitaines (merci soeurette au fait, tu ne doutes pas de l'utilité de ton cadeau de l'an dernier à Noël, gentiment cousu avec maman).
Samedi, j'ai fait visiter à Sven la maison où je déménage le 23. Il y a une chambre libre en face de la mienne et comme son amie Delphine arrive le 20 pour un mois, qu'il y a deux lits jumeaux, que la proprio de Rivadavia la ferait payer, Sven a decidé de me rejoindre. Me voilà ravie, Sven est vraiment devenu un bon ami et j'ai hâte de rencontrer Delphine que j'ai souvent eu au téléphone quand j'étais encore à la maison avec eux.
Mélissa, pour sa part, va aller dans la maison de l'ancien mari de Claudia, la proprio de Rivadavia. Il est contrebassiste et tout son groupe de Jazz habite avec lui dans cette grande maison. Mélissa a longtemps hésité car Louis et Emerick voulaient qu'on trouve tous ensemble quelque chose de grand mais je crois que je projet ne me séduisais pas tant que ça du coup j'ai un peu éclaté la bulle et je crois que tout le monde est ravie au final. Ca va faire un peu bizarre après un mois de vie tous ensemble mais c'est pour mieux se retrouver.
Ensuite, avec Méli, on est allées à Caballito car une nouvelle consigne de travail avait été donné en cours mardi. Faire un petit montage caméra de 5 minutes pour donner une vue d'ensemble du lieu et du documentaire. Montage caméra veut dire que tout doit être pensé avant de filmer car les séquences doivent s'enchaîner sans montage a posteriori sur un ordinateur.
Je suis arrivée un peu avant Méli à la station de train et Fernando, le directeur du centre, finissait de manger dans un petit bar de quartier en face. Je le vis au loin à travers la vitrine et au même moment il tourna la tête et m'aperçut. En attendant Mélissa, nous discutâmes de la France, des loyers et du travail. Il y a toujours ce thème incessant: La confusion entre le PIB du pays et le porte monnaie de la population. Quand je dis à Fernando que Rivadavia me coûte trop chèr, il dit que ça ne fait que 250 euros quand même et que ça n'est rien pour moi. Ils ne comprend pas tout de suite que je suis ici depuis 4 mois et encore pour 6 et que 250 euros par mois c'est une sacrée somme et que c'est toujours plus que 125, et que mes euros sont des pesos maintenant et que je ne travaille pas sinon que j'ai fait des économies.
J'explique alors que quand on est jeune et qu' on travaille 25 à 30h par semaine dans une quelconque entreprise et qu'on veut habiter Paris, on a plus grand chose pour manger, sortir et payer les factures. Que ça n'est pas parce que le pays est riche que les gens le sont. Plus riche qu'eux en Argentine c'est sûr mais pas dans mon pays.
Je ne suis pas en vacances quoi! Je paie un loyer! Bon enfin il a accepté ma théorie, mas o menos et Méli est arrivée.
Dans le centre une ambiance de samedi mais moins euphorique que celui passé.
Nous commençons à discuter du film, à trouver des idées; on est bien efficaces ensemble.
Puis en 2H et demi, on invente une histoire et le centre, remplis de petites décorations partout, nous donne la matière pour la raconter en images.
On quitte la station pas peu fières.
Le soir, deuxième édition de la fête afrocaribéenne. Je distribue les derniers flyers aux touristes de San telmo avant de rejoindre le gymnase pour m'installer à la caisse. une heure se passe, deux heures se passe et on commence à se demander si quelqu'un va enfin arriver pour mettre un peu d'ambiance dans cette grande salle plongée dans le clair obscur... Puis une, deux, trois personnes et 6 et 12 et 18...ça ne s'arrête pas. Le concert commence, je dois ruser pour réussir à faire payer les amis des amis qui racontent qu'ils sont pauvres et que 10 pesos ca fait un peu cher et qu'ils sont amis du percussionniste. Mais je dis que les amis doivent d'autant plus payer que les étrangers, car ils viennent soutenir. Finalement 52 entrées sont vendues, tous les musiciens sont payés ce qu'on leur avait promis plus un bénéfices et on mon travail est aussi récompensé.
La fête est belle et chaleureuse, tout le monde danse. J'ai même l'honneur de partager une salsa sur la piste de danse déserte avec un danseur professionnel.
Juste une panne de courant de 5 minutes dans le quartier donne à mes bougies, posées sur chaque table, un joli moment de vie, quand le groupe se met à jouer "El Mapalé" qui dit "prende la vela", allume la bougie.
J'ai oublié de vous dire mais je me suis retrouvé dans la fac de psy mais je vais complètement changé de sujet car un épisode fâcheux s'est produit cette après midi et je me trouve désemparée. Je ne sais pas à quelle mesure le blog peut contenir ma vie privée mais finalement il pourrait avoir quelque chose d'un journal, dans l'esprit de Sophie Calle.
Seulement elle met des initiales, elle, pour parler des gens...
Je reviendrais plus tard en meilleure forme c'est solution la plus sensée.
samedi 31 mai 2008
Me voilà dans ma nouvelle demeure. Si Nosferatu ne traîne pas au bout d'un de ses couloirs alambiqués tout sombre... c'est que c'est Dracula. J'avoue que j'ai connu plus gai... et rarement plus glauque. Bon donc pour palier à la déprime, je me suis trouver un nouveau fief: Le federal, un café à la parisienne qui me rappel comment j'aime ma ville et comme elle me manque.


L'odeur du café et le tango qui chante discrètement font de ce lieu un endroit bien charmant. Un petit morceau de fondant au citron est toujours servi avec une boisson chaude; moi je tourne au thé avec ce froid de canard. Ca me rappelle ma mémé, le fondant est quasiment igual juste que le thé n'est pas à la
bergamote.
j'ai pas écrit depuis une semaine parce que je n'ai plus le net à la maison avec ce déménagement; Je pourrais retourner faire des cessions à rivadavia car Sven
et Méli y sont toujours mais c'est plus pareil, y'a comme quelque chose qui m'en empêche, je ne sais trop quoi alors je vais dans mon fédéral et je suis tranquille, concentrée, imperturbable et aussi à l'abri de la cigarette car c'est non fumeur.
Une maison en vue, vieil hôtel restauré dans le quartier de constitucion avec 5 chambres, une cuisine équipée toute neu
ve, un énorme salon et une grande terrasse pour barbecue. Enfin ça c'est plus trop pour nous appâter vu la saison, mais pouvoir aller à l'air libre sans respirer de si près les pots d'échappements des bus, à Buenos Aires, ça n'est pas négligeable.
Il faudrait être 10 pour que ça ne revienne pas trop cher alors on "démarche" des amis...
Le voyage en
Uruguay approche, quelle hâte de quitter un peu la capitale.
Voilà si
non mes dernières créations que j'irais vendre demain au marché.
samedi 24 mai 2008
Je déménage finalement Lundi pour une pension à San telmo où je paierai 350 pesos au lieu des 900 ici. Je vais retrouver l'ambiance du début, un peu impersonnelle et moins confortable mais la chambre est calme et je pourrais me concentrer à mes occupations. Louis va prendre ma chambre ici jusqu'au 10 juin et me donnera l'argent que j'ai du coup déjà payé au début du mois à Claudia. Ca paiera donc mon premier mois à la pension. En attendant on poursuit les recherches de maison avec l'équipe. J'ai passé 3 bonnes heures au téléphone avec claudia, nati et Dario, ceux qui m'ont trouvé la maison la première semaine où je suis arrivée. Il fallait remettre les pendules à l'heure, maintenant je suis une experte de la location à Buenos Aires, tous les contrats, tous les styles de propriétaire etc. Une longue histoire truffée d'incompréhensions dans un pays en pleine crise économique.
Aujourd'hui viste à Caballito. Nous avons trouvé le centre en pleine émulation car le samedi se donne en même temps cours de danse aérienne, fabrication de percussions, cours de percussion avec la Bomba del tiempo, acrobatie et bibliothèque ouverte au public.
Nous avons été présenté à chaque professeur et avons parler avec certains élèves et le cuisinier.
Une ambiance excellente, des gens polyvalents. Par exemple, le cuisto, étudie la cuisine méditerranéenne tout en étant professeur de dessin, suivant un cour de cirque et jouant de la percussion. On peut pas faire mieux niveau ouverture.
Tous on été très aimables et accueillants, prenant du temps pour nous expliquer toutes sortes de choses.
Le documentaire semble bien lancé avec une projection dans le centre à la clef, évidement. Une perspective joyeuse qui motive. Je crois même qu'on va suivre des cours. Voir ce couple de danseurs pendus dans les airs m'a donné envie d'avoir la tête à l'envers et de voir d'un peu plus haut ce qu'il se passe. Le cours de fabrication de percussion est aussi génial, la pâte qu'ils utilisent et qui remplace le bois est constituée de papier toilette, de sciure de bois et d'eau. Impressionnant quand enfin un "djembé" est terminé, il paraît sortir du magasin.
L'hiver est là cette fois. On sort les doudounes.
Bandes de veinards...
jeudi 22 mai 2008
Des temps un peu difficiles
Rechercher une maison ou un appartement à Buenos Aires n'est pas de tout repos.
Le dilemme est que mon loyer est trop élevé, que mes propriétaires ne sont pas très permissifs et que deux chiens me réveillent tous les matins et m'empêchent parfois de lire tant ils semblent aboyer dans la maison même. Alors je décide de déménager avec les autres pour obtenir quelque chose moitié moins cher et peut être plus à l'abri de ce stress. Seulement, c'est difficile à trouver quand on est plus de trois et aussi quand on est étranger. Il faut un garant habitant en capitale et puis avancer l'argent sur deux mois; sinon en passant par une agence, la commission est affreusement arnaquante.
Jusqu'ici je ne vous apprend rien c'est pareil en France. La solution qui m'est alors donné est de retourner dans une "auberge" et payer 700 au lieu de 900, sachant que la salle de bain et la cuisine sont à part.
J'écris pour trouver une solution car en ce moment même en étant 7 et parfois 11 à la maison c'est pas facile de réfléchir. Certains dirons comme Pedro que je me suis laissé envahir par les amis mais je répondrais que ce ne sont pas les miens et que finalement le fait que les proprio ne tolère pas le "squat" me donne une vraie raison de pouvoir dire non à la famille par exemple. Seulement les amis de Mélissa par contre c'est pas moi qui les gère...et ils sont là depuis plus d'une semaine maintenant. Pffffou je sais plus quoi faire.
Je vais rester ici au calme et je paierai un peu le prix fort pour avoir une jolie maison dans laquelle je peux tout de même être tranquille quand les chiens le sont également et voilà.
Si je les suis, je ne suis sûre de rien à part que je paierai moins cher. Bon merci j'avais besoin de raconter ça à quelqu'un. Je continue de chercher pour moi dans les maisons une ou deux pièces et on verra si quelque chose se présente.
C'est attrayant d'être une bonne bande d'artistes dans une maison ou il n'y a pas même un lit mais je trouve ça quand même fort insensé de dépenser mes économies dans un frigo, des casseroles ou une couverture. Quand j'ai dit ça hier à l'anniversaire de Mélissa (née le même jour que David) at home ils ont un peu réfléchi aussi et j'ai senti que personnes n'avaient vraiment les rennes en main.
Cette après midi, nous avons visité l'appartement en face du nôtre qui donne sur la rue. C'était à peine croyable tant c'était ce qu'on voulait et dont on avait parlé mais il fallait allonger
14. 000 pesos (2.800 euros) d'un coup dont deux mois de loyer en guise de commission pour l'agence, nan mais ils rêvent!! Que pena!, c'était vraiment trop chouet comme appart avec un petit escalier en bois qui donnait sur une dépendance un peu à l'écart...En tous cas le bon dans tout ça c'est que je m'amuse vraiment à visiter tous ces univers de la ville.
Allez haut les coeurs! Je commence un nouveau devoir pour l'école. Il faut inventer une séquence de documentaire d'après une photo de notre choix. J'ai choisi une noir et blanc montrant des roms lovara dans les années 20, devant une caravane bien jolie de l époque. La majorité sont des enfants et le seul adulte s'accroche par le coup à un jeune homme blond habillé en dandy. Présence singulière qui m'a fait choisir la photo.
Hier soir pour l'annif de Méli, couscous maison par le chef Louis et fondant au chocolat avec sa salade de mangue et raisin. Le tout cuisiné pour 16 personnes, assises les unes sur les autres dans le mini salon. Un joli moment.
mercredi 21 mai 2008
C'est l'été
A peine croyable ces changements de température d'un jour à l'autre. Avant hier 30 degrés hier 20, aujourd'hui 25. Il semble vraiment que l'hiver n'est pas décidé à s'installer. Après la vague de froid d' il y a 1 semaine, où je me suis bien enrhumée, Pedro a enfin ramener les chauffages d'appoint, le soir le plus chaud de l'hiver (25 degrés sur la terrasse). C'était comique avec deux semaine de retard, surtout que cette soirée là on faisait des crêpes pour une tribu de 10 amis un peu partout dans la maison. Il fallait voir sa tête sur le palier.
Nous avons décidé de déménager. Les chiens deviennent impossible et quand on rajoute les proprio et le loyer c'est vite vu. Alors on visite. Une ambiance différente dans chaque quartier, on passe du très luxueux au garage, entrepôt sans chauffage.
Les projets se montent avec la bande de copains. Dimanche feria de san telmo avec crêpes, musique et créations de chacun. Le stand des français quoi!
Sinon on m' a rendu mon premier devoir au SICA et j'ai eu une flèche qui va vers le haut avec grand sourire et encouragements du prof. Pas de notes sinon des flèches, vers le haut, droite ou vers le bas.
Bonnes ballades dans buenos aires avec ce soleil de feu. Je commence vraiment à me repérer et c'est agréable.
Dans deux semaines petit voyage vers l'Uruguay pour avoir de nouveau un visa de trois mois.
Sinon, du travail de montage et d'analyse pour l'école et le projet de documentaire sur le centre culturel de Caballito suit son cours. samedi nouvelle visite pour filmer le cours de fabrication de percussions et la répétition du groupe "la bomba del tiempo".
Une petite communauté d'amis se crée car 6 ont emménagé à trois rues de chez nous, seulement vu qu'on décide de déménager...cela dit un appartement se libère dans notre immeuble avec 5 chambres. Pile ce qu'il nous faut car on a habiter à 6 pour payer moins cher.
Louis et Lucas sont cul et chemise, absolument résolus à vivre dans la même chambre du coup chacun la sienne ensuite. Il faudrait juste que le propriétaire se décide à nous faire visiter parce que ca fait 3 fois que j'appelles et qu'il me dit oui oui je te donne un rendez vous. C'est pas comme si on était pas disponibles nous en tous cas vu qu'on habite dans le bâtiment même! Assez drôle pour déménager si ça fonctionne.
On continue d'éplucher le journal tous les matins de toda manera.
mardi 13 mai 2008
Las crepas
Samedi soir, soirée afrocaribeénne au gymnase de Goyo. Après avoir distribuer des flyers et collé des affiches dans les hôtels et consulats de Buenos Aires en bicyclette, nous avons réussi à faire venir une cinquantaine de personnes et avons dansé sur les rythmes endiablés du groupe Caliche de Colombia. Manuel, l'amoureux de Marie, une amie française s'est juste emporté une fois sorti de du gymnase et de colère, à briser le sac de photophores que je venais de faire. Marie lui expliquait qu'elle n'était pas amoureuse de lui et le pauvre Manu n'a pas supporté. Mon travail de longue haleine a été emporté dans son impulsion incontrôlable. J'étais un peu choqué du geste et aussi parce que Marie pleurait. Manu s'est enfuit puis est revenu pour me glisser un billet de 100 pesos dans la poche, les yeux rouges plein de larmes.Pour oublier ce triste incident nous avons chanté et la vilaine onde s'est estompée.
Le lendemain, on avait prévu de faire des crêpes et de les vendre sur la feria de San telmo.



Le lendemain, on avait prévu de faire des crêpes et de les vendre sur la feria de San telmo.
Aussitôt dit aussitôt fait, ce qui n'est certainement pas le dictons du pays, hum hum, nous nous sommes rendus là bas avec nos crêpes sous le bras et avons rejoint Marie qui habite à côté.
En moins d'une heure et demi, nos 30 crêpes étaient parties. Nous nous étions remboursés les frais (farine, poêle, oeufs, confiture...) et avions fait un bon bénéfice. Seulement les gens en redemandait et nous n'en avions plu alors dimanche prochain c'est parti pour une bonne soixantaine de crêpes!! yepa!
Comme il restait un peu de pâte, ce matin j'ai pu en faire une petite dixaine pour le petit dej. Trois amis de Mélissa dorment à la maison depuis dimanche. Ils viennent de Lima et o
n fait 4 jours de bus pour arriver. Il s'agit de louis et e
merick (français) et Lucas (italien) tous trois dessinateurs, créateurs loufoques de vêtements et de bonne humeur. Les crêpes ont fait sensation évidement sauf qu'à un moment, en voulant en faire sauter une pour la retourner (d'ailleurs j'ai vraiment acquis la technique, je su
is très fière), le manche de la poêle s'est désolidariser et ma crêpe a fait un tour en l'air en même temps que la poêle brûlante. A peine 10 jours que nous l'avions acheté! Heureusement une clef à molette toute rouillée traînait dans un placard de la maison alors elle a fait manche pour aider à finir l'activité.
Puis en bicyclette, je suis retournée là où nous l'avions acheté; il n'y avait plus la même alors j'ai du payer la différence après avoir tenter de négocier durant 15 minutes avec la super arrière caisse au far à paupières rose fushia du supermarché." Le manche à quand même fondu" que je lui disais avec mes gros yeux et puis "c'est pas de ma faute si vous n'avez plus la même poêle que celle que j'ai acheté". Enfin bref pour 5 pesos de plus, on a un instrument avec des vis, une autre histoire
de poêle qui s'envole est écartée.
Hier soir, on a eu oui dire qu'une maison de 32 chambres se libé
rait pour un prix vraiment ridicule. C'était un ancien hôtel (Petit hôtel qu'il s'appelait) alors on a tous mis des manteaux, des chap
eaux et des lunettes que les amis fabriquent pour partir en vadrouille et commencer ainsi à leur faire de la pub. (photos)
Impossible de trouver la maison...mais on croise Luis, l'ami colombien qui nous avait donner le tuyaux alors il avoue qu'il ne connaît pas non plus la direction exacte de la casa mais il a, entre temps, eu ouïe dire d'une autre à la boca. On prend donc le bus, il fait déjà nuit. On arrive au port, Caminito est toujours aussi colorée avec ces maisons jaunes, rouges, vertes. Les rues sont justes désertes. A ce moment là on est une bonne bande de 7 alors on a pas trop peur même si les gens à qui on demande la rue nous disent de ne pas trop traîner par là et surtout ne connaissent pas cette rue...
L'adresse est Padre Gotré al 666. On dirait une mauvaise blague non?
Finalement après une bonne demi heure de marche nous la trouvons, elle est sans issue.
Nous nous enfonçons. Le numéro 666 est une maison rose un peu sale tout au bout de la rue. Vraiment la dernière maison, après c'est un mur en béton gigantesque. Devant, des carcasses de voitures toutes rouillées. Nous frappons sans espoir car les volets sont fermés et il semble qu'il n'y ai pas âme qui vivent dans cette maison que nous pensions fantômes quelques minutes plus tôt. Une vois s'échappe alors des volets et une petit grille s'ouvre laissant apparaître une bouche masculine. Marie et moi nous approchons pour nous présenter. L'homme ouvre la porte. Il ne peut pas nous faire visiter à cette heure tardive mais nous dit de repasser le samedi.
il vit dans la maison et l'annonce parut sur internet semble un peu erronée tout à coup. "Maison avec 7 pièces" devient une pièce à louer. bizarre
Alors on repart, un peu triste mais enjoués par l'aventure. une ambiance film d'épouvante avec tous ces détails du soir et une boca inquiétante mais si belle.
mercredi 7 mai 2008
Aujourd'hui bicyclette. Melissa en avait repare une, je fais l'autre. Pas de pistes cyclabes alors faut quand même faire bien attention aux voitures et aux pots d'echappements pouries des bus. J' ai connu plus agreable como ballade a velo tout de même. Vous excuserez mon orthographe mais je suis dans un cyber et ne suis plus habitue auz claviers a l espagnol, hein papa?
Je me desole encore de la desorganisation des choses et des gens ici mais me voit toujours dans une profonde admiration pou leur calme et leur patience, ce qui n est pas du tout mon cas. Quand par exemple,je prepare un poulet aux peches et aux cacahuetes a la venue d amis pour le dejeuner, j aime bien savoir si je vais au final manger toute seule...quand je donne mes affaires a laver, j aime bien aussi les trouver propres quand je vais les chercher, quand j achete du pain a la boulangerie c est mieux si ca n est pas le modele d exopsition qui siege dans le vitrine depuis deux mois. Enfin je suis un peu ennervee par ce je m enfoutisme vecu ces derniers jours.
Il y a quelque chose de tres fortement present ic a buenos aires, le "c est moins pire qu avant alors ca va". Kirshner semble, plus qu en majorite, bien appreciee. Les porteniens me donnent l impession de se laisser amadouer, de baisser les bras, resultats: commercants souvent malhonnêtes, et mauvaise fois a tout bout de chant. L amitie c est l amitie mais les affaires d argent ne traitent pas avec les sentiments.
Bon voila, j arrete avec ma crise du mal du monde, je ne dirais pas "mal du pays "car il y a de ce que je dis un peu partout, juste que la, en quelques jours, tout semble m être tomber dessus.
Premier devoir SiCA rendu hier. Pas de nouvelles d interview Coppolesque...on retournera sur le tournage pour prendre la tempeature...
Je me desole encore de la desorganisation des choses et des gens ici mais me voit toujours dans une profonde admiration pou leur calme et leur patience, ce qui n est pas du tout mon cas. Quand par exemple,je prepare un poulet aux peches et aux cacahuetes a la venue d amis pour le dejeuner, j aime bien savoir si je vais au final manger toute seule...quand je donne mes affaires a laver, j aime bien aussi les trouver propres quand je vais les chercher, quand j achete du pain a la boulangerie c est mieux si ca n est pas le modele d exopsition qui siege dans le vitrine depuis deux mois. Enfin je suis un peu ennervee par ce je m enfoutisme vecu ces derniers jours.
Il y a quelque chose de tres fortement present ic a buenos aires, le "c est moins pire qu avant alors ca va". Kirshner semble, plus qu en majorite, bien appreciee. Les porteniens me donnent l impession de se laisser amadouer, de baisser les bras, resultats: commercants souvent malhonnêtes, et mauvaise fois a tout bout de chant. L amitie c est l amitie mais les affaires d argent ne traitent pas avec les sentiments.
Bon voila, j arrete avec ma crise du mal du monde, je ne dirais pas "mal du pays "car il y a de ce que je dis un peu partout, juste que la, en quelques jours, tout semble m être tomber dessus.
Premier devoir SiCA rendu hier. Pas de nouvelles d interview Coppolesque...on retournera sur le tournage pour prendre la tempeature...
dimanche 4 mai 2008
Et ben on a laissé les cv...Nico a envoyé un mail a l'attaché de presse pour l'interview...on attend.
Sinon rencontre de Julien, un parisien, aussi étudiant au SICA, en assistant caméra, m'a été présenté par Antoine, le type qui m'a embauché pour le doublage (d'ailleurs j'aurais bientôt de nouveau du travail). Julien cherche des cadreurs, photographes pour couvrir le rassemblement de la communauté cubaine qui aura lieu a Rosario dans quelques mois en l'honneur de l'anniversaire de la mort du Che. Son plan vient d'une amie cubaine qui souhaite réaliser un documentaire sur la communauté cubaine en Argentine. Pour commencer, Los Van Van passent à la Trastienda club (là où j'avais vu Birkin). C'est un groupe, né en 1969, et ayant révolutionner la musique populaire cubaine. Julien ira filmer avec une équipe de 2 autres amis. Il aurait besoin de moi pour le rassemblement de Rosario. j'irais tout de même au concert pour prendre la température...enfin on verra combien ça coûte avant...
Sinon rencontre d'amis de l'an dernier encore et de deux français, sortant de St luc, l'école de rêve qu'à fait ma soeurette il y a de ça quelques années. Mais eux trop jeunes pour l'avoir connu la Marion. Par contre t'avais pas un Louis dans tes copains là bas sister?
Sinon, il paraît que j'ai de l'avenir dans le doublage. Antoine m'a dit qu'il me mettrait en relation avec d'autres personnes pour ma voix et sinon j'aurais bientôt une copie de mon "premier passage oral" à la télé. Sinon c'est visible sur le site ce canal 24 je crois.
Euh quoi d'autre? Un devoir à rendre à l'école pour mardi alors je reste sage à la maison ce w.e
Vous avez dla chance! Il commence à faire chaud. Nous on a hâte que les chauffages électriques arrivent dans la maison. Mais plus qu' une petite semaine sous les épaisseurs de pull.
jeudi 1 mai 2008
RE SCOOP
Hier soir nous partions pour un anniversaire à San telmo. Avant on avait prévu de faire un saut au tournage de Tetro qui se passait dans la même rue. L'équipe nous a bien reconnu et alors on tailler le bout de gras. On soutirait des infos tant bien que mal, mais par contre il était impossible d'entrer sur le plateau. Seulement le chauffeur de Coppola était si sympa qu'il nous a dit d'attendre quelques minutes car Francis Ford allait arriver à pied. 10 minutes Plus tard, assise sur le trottoir, caméra au poing, il entrait dans le champ et se dirigeait droit sur moi avec un air patibulaire qui semblait dire "c'est moi qui filme ici, pas toi". Résultat: un vrai plan de film de gansters avec le parrain du cinéma au centre de mon cadre!
Puis c'est Vincent Gallo qui est arrivé, avec sa casquette sur la tête, l'air décontracté alors que je m'attendais à un bonhomme odieux qui ne sourit jamais. Mais non, photo et éclats de rire.
Puis ce fut au tour de Rodrigo de la Serna alias alberto Granado le fidèle ami du Che dans "Carnet de voyage" de Walter Salles, celui qui a aussi réalisé le très beau "Central do Brazil".
Il a lui même habité un mois chez le vrai Alberto 84 ans, vivant toujours, à la Havanne .
Bon et puis on a proposé de filer un coup de main et on leur amène nos cv demain. On aura plus de chances de pouvoir entrer sur le plateau avec ca paraît il...
Sinon, l'ami Nicolas, des Cahiers du cinéma, a fait un saut hier sur les lieux, suite à nos indications et a décidé de faire une interview de Coppola. Nous l'avons croisé quand nous partions enfin pour l'anniversaire. Il a pris les coordonnées de l'attaché de presse et nous a rejoint au bar où se donnait l'anniversaire, d'un français d'ailleurs. Alors il s'est proposé qu'on lui fasse les photos pour l'article... et il a accepté volontiers, d'autant plus qu'il parle mal anglais alors il faudra aussi traduire les questions. Ca serait fou !
Sinon aujourd'hui, Caballito pour un déjeuner sympathique avec toute l'équipe du centre culturel. Un scénographe, Carlos Junco, construit des décors de théâtre pour l'adaptation du "Tour du monde en 80 jours" qui se jouera dans deux semaines au Métropolitain. Il a déjà réalisé des décors pour plusieurs spectacles en Europe. Tout est en polystyrène et une fois poli et peint le résultat est époustouflant. Il finissait un bouddha géant tout à l'heure.
Nous avons donc pris contact comme le prof le demandait mardi. Nous sommes dans un processus de documentaire et on respecte les étapes. C'est assez frustrant parfois car je sent que des choses se disent et je n'ai pas le droit de filmer, si je m'en tient à ce que nous devons respecter. Je fais confiance à la démarche et tente de la comprendre à chaque nouvelle entrevue avec les "protagonistes". Le documentaire est à rendre à la fin de l'année c'est à dire novembre mais on peut en faire deux; j'aimerai bien faire celui sur la famille mais seule alors je ne sais pas trop comment le dire à Mélissa. On est tout le temps fourrées ensemble alors pas de secrets... Bon enfin on verra bien.
mardi 29 avril 2008
Scoop en Buenos Aires
Visite surprise de la petite famille, non présente à la fête suite à une petite montée de fièvre pour Kena. Leila a aussi perdu son cahier dans lequel elle note tout et en particulier les numéros de téléphones... d'où la visite improviste. Tout a retrouvé une couleur vive, lorsqu' ils m'ont appris que le centre culturel duquel ils s'étaient fait virer, acceptait de les héberger de nouveau, le temps qu'ils récoltent la somme à leur voyage en Uruguay. Ils sont donc venus chercher quelques affaires pour s'installer de nouveau. Nous avons regardé quelques rushs, filmées ces derniers temps en leur compagnie; c'était un joli moment assis les uns sur les autres bien au chaud. Sacrée partie de rigolade aussi à se voir faire des singeries que la caméra captait en cachette.
Finalement on est allés jusqu'au centre en taxi puis je les ai quitté pour retrouver Mélissa à San Telmo dans le but d' une inscription au gymnase: Yoga, piscine, foot, basket, danse arabe...pour 20 euros par mois.
Elle avait aussi rencontré Luis dans la rue, un ami colombien présent à la soirée, étudiant le cinéma à la Iuna. Il lui avait dit que Coppola tournait à la Boca et qu'ils avaient bu des mousses avec les étudiants de l'école non loin, hier soir. Sans trop de convictions, Meli et moi décidions d'y faire un tour.
Le bus tardait et la nuit tombait. Nos chances de voir ce qu'il se passait devenait de plus en plus maigres.
Finalement on continua à pieds. Après une bonne demi heure de marche dans les faubourgs de la jolie Boca, nous arrivions plus ou moins près des lieux sans avoir d'autre indication que "c'est dans un bar à l'angle d'une rue".
Nous nous sommes donc enfoncées au hasard et BINGO! C'était la bonne. Une petite équipe discrète rangeait du matériel dans des camions genre snack de bord de mer. Un bar éclairé mais vide nous confirma que le tournage était terminé. Je m'approchais d'un machino pour lui demandé ce qu'il se passait ici l'air de rien "oui c'est Tetro de Coppola avec Carmen Maura et Vincent Gallo" waaaaouuuuu!! "ca reprend demain à 16H" re waaaaaaouuuuu!
Puis je sortis la caméra pour prendre quelques clichés du lieu plutôt bien typique et là, descendant les marches du perron d'une porte sur ma gauche: Francis Ford Coppola, bien en chair... (faut voir le bid qu'il se paye!) et en os.
Alors ben, j'ai dit "hola" et un peu interloqué il a répondu de même. Puis il est monté dans une voiture noire bien lustrée, sous l'oeil amusé du machino qui me dît, en le montrant du doigt:"el senor!".
Demain sans fautes, nous irons voir de plus près et peut être même pourrons nous lui parler...
Ce film il l'avait déjà tourné il y a quelques temps mais s'était fait cambrioler dans son studio à la boca. Il a donc changé les acteurs et pour notre plus grand plaisir, nous aurons la chance d'apercevoir ce beau salaud de Vincent Gallo et la divine Carmen d'Almodovar.
Youpi!
Le froid est de retour et un come back de chaleur semble plus douteux à présent.
Sven donne des cours de français à Diego, un ami de Sigrun, l'allemande qui habita une semaine à la maison. En échange Diego lui apprend l'espagnol. Elle est pas belle la vie?
Bon enfin il a explosé ses lunettes vendredi en dansant avec les Balkans et s'est choppé une bonne fièvre hier soir alors il se remet tout doux quand même.
dimanche 27 avril 2008
Un week end bien chargé
Hier soir, 50 personnes à la maison! Une fête bien dansante avec pleins d'amis de tous les pays.
Une crémaillère plutôt bien réussie! Avec une maison décorée pour l'occasion. On a mis à profit, les photophores, un peu partout en hauteur sur la terrasse et puis disposé une jolie lampe rouge sur le bord de la fenêtre et un lit qui faisait office de canapé.
Tous le monde avait l'air bien heureux de faire partie de ce mini monde : Belges, Francais, Allemands, Colombiens, Péruviens, Chiliens, Québécois, Argentins, Irlandais, Anglais, Autrichiens.
La tempête s'est calmée sur les coups de 5H (comme la loi le demande) et tous ont pris le chemin de la sortie puis se sont mis à marcher tous ensemble vers une autre maison à trois rues. Il fallait voir ça sur Rivadavia, sachant qu'un autre groupe, un peu plus loin, s'est greffé au notre.
Joli moment, plein d'énergie.
Nettoyage en beauté cette après midi. C'est bien cracra par terre dans la rue, on s'en rend compte quand les baskets collantes viennent frapper à la porte. Les cendriers ne semblent pas non plus, vraiment faire parti, des us et coutumes du voyageur... Toujours un peu trop de liqueur dans ces moments là...
Enfin moi du coup j'ai filmé un peu de tout ça, car jamais je n'ai invité autant de "pays" dans "ma" maison.
La veille, une fête tzigane se donnait dans le quartier de Boedo. Une salle ,genre mariage, ouvrait ses portes à un groupe argentin de rockskabalkanique déjanté. L'acoustique de la salle des plus horrible durant le concert mais, suite à cela ,de la musique des Balkans à foison et une foule endiablée dansant et chantant à tue tête.
J'avais pour l'occasion mis une longue robe de gitane, apporté par Florence, et je crois que, magiquement, elle m'a appris, ce soir là, à danser sur les clarinettes, trombones et autres bandjos.
Bonjour les courbatures aujourd'hui!!
Demain la semaine recommence et il faudra travailler au dossier de documentaire. Un peu de calme nous fera le plus grand bien. Mais vais je réussir à convaincre Mélissa?...
des photos de la fête à venir.
vendredi 25 avril 2008
La petite famille a du nous quitter car Claudia m'a ordonné de les faire partir! "Pas de squat ici" a t'elle dit. La situation a été des plus incommodantes étant donné que nous sommes chez nous mais en fait pas vraiment on dirait. Ils ont laissé leurs affaires et on repris le chemin des doutes avec le chariot chargé des tambours, guitare et flûtes. Kena a été très mignonne car elle a bien vu que je me sentais mal. Je n'ai pas de nouvelles d'eux depuis 2 jours mais ils devraient sûrement passer ce soir pour se changer je pense. Aucun moyen de les joindre à part les mails alors je laisse le destin faire à sa manière.
Hier soir nous avons visiter de nouveau le centre culturel de Caballito car Mélissa ne connaissait pas. Fernando et Anna maria, les deux "chefs", nous ont accueillis comme des princesses. Il est évident que l'idée d'un documentaire sur le lieu les emballe. Depuis 6 ans qu'ils travaillent dur pour que les activités soient de plus en plus variées et pour se faire connaître et un peu aider...
Nous sommes donc invitées le 1 mai (ils décident de bosser ce jour, cette année) pour partager un repas et commencer à filmer:peinture, cirque et divers ateliers. Nous avons jusqu'en août pour rendre le film. Le prof est encore un peu vague sur la durée mais nous prenons un peu les devant parce qu'ici ils ont du mal à l'embreillage si je puis dire.
Sinon, le cirque du soleil arrive en juin juillet à BS AS alors ils demandent du personnel. J'ai envoyé mon cv... Mélissa ne devrait pas tarder à le faire non plus.
Elle est comme tombée du ciel, cette fille. La maison a changé depuis et une ambiance chaleureuse nous entoure tous les jours.
Quelle chance Camille encore une fois!
Le festival est en bonne voie mais les grandes nouvelles arriveront d'ici la semaine prochaine car rendez vous avec l'université d'Andres pour s'assurer de l'accord. Réunion aussi avec l'ambassade du Brésil pour régler les billets d'avion des deux enfants de Glauber Rocha et de son ex femme, invités d'honneur.
La sélection des films est mise en marche, mais ils manquent encore pas mal de candidats...
J'espère vraiment qu'ils pourront réaliser leur rêve mais je doute encore que ça puisse se faire en août pour ma part. A ver.
mercredi 23 avril 2008
Le ciel bleu de nouveau
Tout va mieux question oxygène et le beau temps en supplément.
Visite de Florence dimanche et lundi. Sortie à plazza Francia pour vendre les photophores et profiter du beau temps. Entre les stands des artisans, capoeira, concert de reggae et variétés argentine, funambules qui tendent des cordes entre les arbres, expo photo. On y avait fait un tour l'an dernier avec Solène, Nico et Pedro. C'est à côté du fameux cimetière où Evita Perron et Carlos Gardel...Un cimetière bien joli avec des tombes impressionnantes. Les photophores ont bien marchés et j'ai croisée deux copines par hasard dont Magali, avec qui nous avions passé une soirée à jouer de la musique. Quand je croise les gens ici, je les serre dans mes bras. Y'a comme quelque chose de fort, tout le monde est loin de chez soi. Parce qu'en fait je ne connais pas vraiment d'Argentins au final...sinon Uruguayiens, Colombiens, Allemands, Péruviens, Francais, Brésiliens.
Après ces émotions de la place, nous avons rejoint Florence au cinéma pour le dernier soir du bafici (festival de ciné indé.) Elle était passé faire un coucou à son amie Marisel. Catherine Breillat nous a bien gâtée avec sa "vieille maîtresse". La salle était comble. Il fallait voir la queue dehors aussi. Le cinéma français est bien apprécié ici.
Un peu fatiguée nous avons pris le bus jusqu'à la maison. Florence tenait bon malgré le décalage. Par contre une fois dans le lit elle n'a pas fait long feu.
Le lendemain matin petit déj sympa sur la terrasse. C'est à croire qu'elle avait ramené le soleil de Paris...Sous un ciel plein d'avenir elle est partie vers Iguazu, au Brésil, pour visiter les chutes. L'avion c'est quand même fou.
Elle m'avait apporté des petites choses de Paris gentiment amené chez Arlette auparavant par mes trois complices : madre, padre y Prince David. MERCI!
Hier soir concert de percussion au centre culturel Konex. Le fameux groupe la bomba del tiempo jouait pour son avant dernière fois. Que de rencontres coïncidences. C'est le rendez vous des jeunes en même temps...Diego du festival, Eleanor l'italienne de l'hotel Carly, Martin de Tigre (le samedi il y a deux semaines, sur l'île au bord du Parana).
Soirée un peu écourtée par l'appel de Leila, Alejo et Kena qui n'avaient pas d'endroit pour dormir.
Ils seront à la maison jusqu'à la fin de la semaine car le centre culturel ne veut plus d'eux. Nous en profiterons pour faire un petit documentaire sur eux sur les conseils de ma maman. J'ai donné les questions pour qu'ils y réfléchissent un peu et Je prendrais Kena par surprise car elle est géniale dans la spontanéité, vive les enfants!
Jeudi visite de deux amis de Mélissa pour dormir aussi alors ils dormiront dans leur tente sur la terrasse.
Bonne ambiance dans la maison comme vous imaginez.
Ce soir troisième cours de documentaire. Le prof, Lucas est vraiment sympa. Devoir écrit à rendre dans 15 jours. Il s'agit de comparer "L'homme à la caméra" au dernier film de Coppola "Powaqatsi". Entre temps le docu à rendre en juillet se précise. Mélissa est bien intéressée par mon idée. Retourner à Caballito, la station de train où nous étions allés pour le festival. Car il me semble qu'il y a quelque chose à y faire. Le prof ayant demandé de trouver un lieu avant de trouver un sujet...ca paraît bien approprié.
La petite vie s'installe et dans un calme tranquille. Chacun trouve ses repères dans un quotidien tous les jours différents.
David me manque cruellement mais je me laisse bercer par la mélodie qui chante qu'on se retrouvera;peut être même avant novembre il se pourrait...
Le festival suit son cours sinon. j'en saurais plus samedi. je continue à faire de la publicité en ce qui me concerne du côté de L'europe.
samedi 19 avril 2008
Fuego en el 1239
Et bien c'était parti et puis c'est revenu. Ca pique les yeux assez terrible et la lumière est gris blanche éblouissante. L'étrange c'est que ça paraît toxique pourtant il semble que ce ne soit que de la fumée de choses organiques... ils nous cacheraient des choses?...
Hier soir nous avons eu la visite de Leila, Alejo et Kena, après le chili con carne chez les amis de Mélissa. Ils sont restés dormir et ce matin nous avons fait du découpage de masques et autres petits jeux rigolos avec Kena. J'ai eu droit à une paire de jolies boucles d'oreilles en cadeau. Elles sont venues toutes les deux dans ma chambre pour me les offrir. Il faut voir Kena quand elle voit un plus grand s'émerveiller ou s'étonner, c'est délicieux comme elle est sensible à la joie des autres.
Nous avons tous pris le petit déjeuner avec Sven, et Mélissa à pointé le bout de son nez à 11h un peu dans les vapes de la soirée qui a battu son plein jusqu'à ce matin. C'était un joli moment, calme et précieux comme à chaque fois qu'ils nous tiennent compagnie.
Ce soir nous nous revoyons dehors, ils jouent désormais avec des amis colombiens qui reviennent d'Ushuaïa. La petite famille économisent pour partir vers l'Uruguay, ils ne savent donc pas exactement quand ils reprendront la route.
Petit week end à la maison car de jour la fumée fait trop peur pour avoir avant de sortir. Ce soir fête melting pot nationalités pas loin de la maison...
vendredi 18 avril 2008
C'est un nuage de fumée épais qui s'est abattu sur la capitale depuis quelques jours. Un incendie a brûlé, 70 000 hectares de campo à 90km de buenos aires. Les agriculteurs se sont vengés paraît il...Metro fermés, cours de sports suspendus jusqu'à nouvel ordre et nous les yeux et la gorge qui piquent. Comme si un immense barbecue se donnait dans la ville hier soir.
Christelle, une amie est plus proche des dégâts, mais je n'ai pas de nouvelles. J'imagines que l'air doit être irrespirable vu la couleur du ciel ici.
Sinon des bonnes choses, Mélissa est fort sympathique. Hier soir petite fête à la maison avec Julie, du Québec, Rapha de Montmartre, Luis de Caracas, Marie rencontrée à l'hotel Carly l'an dernier et je ne sais plus son nom de Cordoba. Une bonne équipe. On remet ca ce soir pour un chili con carne chez Rapha qui retourne à Paris mercredi prochain avec son amoureux de Cordoba pour y vivre un temps tous les deux.
La chaleur est de retour, on s'y perds un peu dans les pulls...
La fille D'arlette Florence, arrive dimanche, chargé comme un mulet la pauvre. Elle restera dormir dimanche soir puis partira vers Iguazu (les chutes à la frontière du Brésil) et le nord du pays. Mais comme ses amis Argentins semblent ne pas échapper à la "règle", l'organisation n'est pas vraiment de la partie...alors à l'aventure!
Le festival de ciné indépedant est très bien cette année. J'ai rencontré Aurélia Georges, diplomée de la femis à l'occasion de son excellent film "L'homme qui marche", en référence à l'oeuvre de Giacometti . Un film sur l'histoire vraie d'un écrivain russe en France entre 70 et 90, où comment le déclin du St germain des prés, le cheminement du replis individualiste de la population dans le pays.
J'ai eu le plaisir de discuter avec elle et la maman de Mélissa que j'accompagnais car nous étions les trois seules françaises de la salle. Une agréable rencontre de cinéma.
Le site du festival de courts itinérant est prêt au fait si vous voulez y faire un tour:
Je traduis le dossier en français et ferait suivre pour ceux que ça intéresse.
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