mardi 13 mai 2008

Las crepas

Samedi soir, soirée afrocaribeénne au gymnase de Goyo. Après avoir distribuer des flyers et collé des affiches dans les hôtels et consulats de Buenos Aires en bicyclette, nous avons réussi à faire venir une cinquantaine de personnes et avons dansé sur les rythmes endiablés du groupe Caliche de Colombia. Manuel, l'amoureux de Marie, une amie française s'est juste emporté une fois sorti de du gymnase et de colère, à briser le sac de photophores que je venais de faire. Marie lui expliquait qu'elle n'était pas amoureuse de lui et le pauvre Manu n'a pas supporté. Mon travail de longue haleine a été emporté dans son impulsion incontrôlable. J'étais un peu choqué du geste et aussi parce que Marie pleurait. Manu s'est enfuit puis est revenu pour me glisser un billet de 100 pesos dans la poche, les yeux rouges plein de larmes.Pour oublier ce triste incident nous avons chanté et la vilaine onde s'est estompée.
Le lendemain, on avait prévu de faire des crêpes et de les vendre sur la feria de San telmo. 
Aussitôt dit aussitôt fait, ce qui n'est certainement pas le dictons du pays, hum hum, nous nous sommes rendus là bas avec nos crêpes sous le bras et avons rejoint Marie qui habite à côté.
En moins  d'une heure et demi, nos 30 crêpes étaient parties. Nous nous étions remboursés les frais (farine, poêle, oeufs, confiture...) et avions fait un bon bénéfice. Seulement les gens en redemandait et nous n'en avions plu alors dimanche prochain c'est parti pour une bonne soixantaine de crêpes!! yepa!

Comme il restait un peu de pâte, ce matin j'ai pu en faire une petite dixaine pour le petit dej. Trois amis de Mélissa dorment à la maison depuis dimanche. Ils viennent de Lima et o
n fait 4 jours de bus pour arriver. Il s'agit de louis et e
merick (français) et Lucas (italien) tous trois dessinateurs, créateurs loufoques de vêtements et de bonne humeur. Les crêpes ont fait sensation évidement sauf qu'à un moment, en voulant en faire sauter une pour la retourner (d'ailleurs j'ai vraiment acquis la technique, je su
is très fière), le manche de la poêle s'est désolidariser et ma crêpe a fait un tour en l'air en même temps que la poêle brûlante. A peine 10 jours que nous l'avions acheté! Heureusement une clef à molette toute rouillée traînait dans un placard de la maison alors elle a fait manche pour aider à finir l'activité.
Puis en bicyclette, je suis retournée là où nous l'avions acheté; il n'y avait plus la même alors j'ai du payer la différence après avoir tenter de négocier durant 15 minutes avec la super arrière caisse au far à paupières rose fushia du supermarché." Le manche à quand même fondu" que je lui disais avec mes gros yeux et puis "c'est pas de ma faute si vous n'avez plus la même poêle que celle que j'ai acheté". Enfin bref pour 5 pesos de plus, on a un instrument avec des vis, une autre histoire 
de poêle qui s'envole est écartée.

Hier soir, on a eu oui dire qu'une maison de 32 chambres se libé
rait pour un prix vraiment ridicule. C'était un ancien hôtel (Petit hôtel qu'il s'appelait) alors on a tous mis des manteaux, des chap
eaux et des lunettes que les amis fabriquent pour partir en vadrouille et commencer ainsi à leur faire de la pub. (photos)

Impossible de trouver la maison...mais on croise Luis, l'ami colombien qui nous avait donner le tuyaux alors il avoue qu'il ne connaît pas non plus la direction exacte de la casa mais il a, entre temps, eu ouïe dire d'une autre à la boca. On prend donc le bus, il fait déjà nuit. On arrive au port, Caminito est toujours aussi colorée avec ces maisons jaunes, rouges, vertes. Les rues sont justes désertes. A ce moment là on est une bonne bande de 7 alors on a pas trop peur même si les gens à qui on demande la rue nous disent de ne pas trop traîner par là et surtout ne connaissent pas cette rue...
L'adresse est Padre Gotré al 666. On dirait une mauvaise blague non?
Finalement après une bonne demi heure de marche nous la trouvons, elle est sans issue.
Nous nous enfonçons. Le numéro 666 est une maison rose un peu sale tout au bout de la rue. Vraiment la dernière maison, après c'est un mur en béton gigantesque. Devant, des carcasses de voitures toutes rouillées. Nous frappons sans espoir car les volets sont fermés et il semble qu'il n'y ai pas âme qui vivent dans cette maison que nous pensions fantômes quelques minutes plus tôt. Une vois s'échappe alors des volets et une petit grille s'ouvre laissant apparaître une bouche masculine. Marie et moi nous approchons pour nous présenter. L'homme ouvre la porte. Il ne peut pas nous faire visiter à cette heure tardive mais nous dit de repasser le samedi.
il vit dans la maison et l'annonce parut sur internet semble un peu erronée tout à coup. "Maison avec 7 pièces" devient une pièce à louer. bizarre
Alors on repart, un peu triste mais enjoués par l'aventure. une ambiance film d'épouvante avec tous ces détails du soir et une boca inquiétante mais si belle.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

A quel histoire la poelle...te escribo mas tarde porque no tengo mucho tiempo hoy Besos muchos de tu padre de Taxco